Après seulement 12 semaines d’affaires, la société d’État Cannabis NB se voit obligée de licencier une soixantaine de ses employés. Cette décision est en grande partie motivée par le manque de produits sur les tablettes. Si la situation perdure, les autres provinces qui possèdent un monopole sur la vente du cannabis pourraient envisager des solutions semblables.

Des coupures prévisibles

Cette vague de coupures survient après que l’administration de la Cannabis NB se soit vue forcée de diminuer les heures de travail de ses employés. Comme la pénurie de cannabis touche durement le Nouveau-Brunswick, peu de clients visitent les succursales de cette province des maritimes. Marie-Andrée Bolduc, la spécialiste des communications de la Cannabis NB, affirme que ces licenciements étaient justifiés par la responsabilité fiscale à long terme de l’organisation.

Rappelons que la Cannabis NB n’a toujours pas publié de résultats financiers depuis la fin du mois d’octobre. Nous savons seulement que des ventes de 945 000$ avaient été réalisées dans les 48 heures qui suivirent la légalisation du cannabis récréatif.

Un tableau peu reluisant

Jusqu’ici, chaque succursale de la Cannabis NB employait environ 20 employés. Certains travaillaient en temps plein, alors que d’autres occupaient des postes occasionnels. Désormais, seulement trois employés assureront le bon fonctionnement des boutiques. Marie-Andrée Bolduc explique que cette décision est motivée par une rationalisation des tâches des employés.

Cela dit, il faut souligner que les succursales du Nouveau-Brunswick offrent assez peu de choix aux clients. Les installations sont conçues de manière à pouvoir offrir plus de 800 produits, mais au moment d’écrire ces lignes, seulement 67 sont disponibles sur le site web de la Cannabis NB. De plus, les clients doivent débourser jusqu’à 15,50$ pour un seul gramme de marijuana, alors que le prix sur le marché noir avoisine les 7$.

Dans ce contexte, il est difficile de ne pas faire de liens avec la Société Québécoise du Cannabis (SQDC) qui est aux prises avec des problèmes similaires. Nous apprenions la semaine dernière que 89% des produits vendus par la société d’État québécoise étaient en rupture de stock. En comparaison, la Cannabis NB à huit fois plus de produits à offrir.

Sources :

Journalmetro.com

CBC.ca

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