Ces dernières années, plusieurs compagnies spécialisées dans le béton s’intéressent au potentiel du chanvre. Une fois les fibres de cette plante ajoutées au mélange, le risque de voir le résultat final se détériorer est grandement diminué. Des compagnies canadiennes sont d’ailleurs responsables des dernières innovations dans ce domaine.
Les craquelures, un problème récurrent avec le béton
Lorsqu’un entrepreneur en construction désire couler une structure de béton, il est fréquent que des craquelures apparaissent une fois que le mélange a séché. La compagnie albertaine
Canadian Greenfield Technologies s’est donné comme mandat de trouver une solution à ce problème qui hante les ingénieurs depuis des lustres.
Suite à l’évaluation de différentes options, le président de la compagnie, Mike Pildysh, a opté pour le chanvre. La fibre de cette plante se démarque effectivement par sa résistance aux déchirures. Cela dit, afin de produire du ciment de qualité, l’équipe de la
Canadian Greenfield Technologies devait mettre au point un processus pour extraire les fibres les plus résistantes des plants.
Baptisé
HempTrain, ce nouveau procédé a déjà fait ses preuves. Le nouveau type de ciment à base de chanvre qui en résulte a été utilisé dans la construction de plusieurs
skateparks un peu partout au Canada. L’invention de la compagnie canadienne avait d’ailleurs fait les manchettes il y a quelques mois. En effet, son ciment sera utilisé pour construire la piste de bobsleigh des Olympiques de 2022. Il est également possible d’ajouter la fibre de chanvre au
shortcrete. Il s'agit d'un type de ciment léger soufflé sur des surfaces à des fins décoratives.
Des résidus qui valent cher
En plus de produire un ciment extrêmement résistant, le procédé
HempTrain génère une couche verte de microfibres extrêmement riches en
CBD. Ce
cannabinoïde contenu dans le chanvre est désormais célèbre pour ses propriétés anti-inflammatoires et relaxantes. Le nouveau traitement inventé à l’origine pour l’industrie de la construction pourrait donc bénéficier également aux compagnies alimentaires canadiennes.
Sources : Producer