Les AGE fournissent de l’énergie à notre cerveau et sont des constituants essentiels de nos tissus.

Un cerveau gourmand

Notre cerveau est l’organe le plus gourmand en énergie de tout le corps humain. Celui-ci ne représente qu’environ 2 % du poids total de notre corps. Pourtant, son métabolisme de base consomme environ 20 % de toutes les calories que nous ingérons! Cette énergie est disponible essentiellement sous forme de glucose. Cependant, lorsque ces réserves sont épuisées, les acides gras essentiels (AGE) sont transformés en composés utilisables par les cellules nerveuses. Ils deviennent alors un source d’énergie.

D’ailleurs, les acides gras agissent aussi d’une autre façon sur notre cerveau en servant de constituants aux cellules qui forment la masse cérébrale. En effet, près de 60 % de cette matière est constituée de gras. C’est le cas des membranes des neurones et des cellules gliales, mais aussi la myéline, cette gaine qui isole les fibres nerveuses et qui permet de communiquer l’influx nerveux.

Les AGE sont donc très importants pour nourrir notre cerveau et comme constituants de nos neurones.

Comment les acides gras essentiels (AGE) agissent sur le cerveau et les tissus

Attention aux carences

Les recherches soulignent que des carences en AGE peuvent avoir des effets négatifs sur le fonctionnement de celui-ci.

Les oméga 3 seraient plus importants que les oméga 6 dans les fonctions liées aux difficultés d’apprentissage, de mémorisation et d’attention, de même que dans les troubles de l’humeur. La fatigue nerveuse et les troubles cognitifs seraient aussi associés à une carence en oméga 3.

On a aussi démontré qu’un bon statut en oméga 3 dans la petite enfance améliore le QI (quotient intellectuel) de quelques points. On a remarqué également que certaines personnes déprimées présentent un statut en oméga 3 insuffisant. De plus, on a constaté qu’en corrigeant ces carences, leur état mental s’améliorait.

Finalement, quelques études suggèrent qu’un bon apport en oméga 3 protégerait les personnes âgées d’un déclin au plan cognitif (perte de mémoire, difficultés de concentration). Cela pourrait même constituer une protection contre la maladie d’Alzheimer.

Les AGE sont donc sans contredit un des éléments clés du bon fonctionnement de notre cerveau.