Afin d’expliquer aux citoyens les effets de la marijuana récréative, les responsables de la ville de LeDuc firent appel aux services de Buddy, un bourgeon de marijuana jugé un peu trop sympathique. Ce personnage au sourire éclatant accompagnait les images informatives. Malheureusement, ce dernier a dû tirer sa révérence, après une bien courte carrière.

Un personnage qui ne fait pas l’unanimité

Est-ce que le trombone aux gros yeux qui vous harcelait systématiquement à chaque fois que vous ouvriez le logiciel Microsoft Word vous rappelle de mauvais souvenirs? Si c’est le cas, dites-vous que Buddy lui ressemble étrangement.

Présenté comme un bourgeon de marijuana sur deux pattes, Buddy affiche en permanence un large sourire. L’apparente joie de vivre du personnage ne fait pas le bonheur de tous. Plusieurs citoyens de LeDuc se sont plaints du fait qu’il pourrait pousser les jeunes à consommer de la marijuana.

Il faut bien l’avouer, cette controverse est problématique dans la mesure ou la campagne d’information vise justement à informer la population des lois fédérales et municipales reliées cannabis. Cela inclut les risques d’une consommation abusive chez les jeunes.

L’Alberta, une province plutôt 420 friendly

Rappelons que le gouvernement albertain a adopté des lois relativement permissives en ce qui concerne la consommation de marijuana récréative. Tous les citoyens âgés d’au moins 18 ans peuvent en fumer et ils sont également autorisés à cultiver quatre plants de cannabis à domicile. De plus, la substance pourra être vendue par des entreprises privées. Un tel contexte explique la joie de vivre de Buddy!

Est-ce que le sourire contagieux de ce personnage est véritablement si dangereux? Nous ne le saurons jamais. Un message a été publié sur le compte Facebook officiel de la ville de LeDuc pour informer la population que Buddy a été définitivement retiré de la campagne d’information. Les parents peuvent donc dormir sur leurs deux oreilles, cet étrange personnage ne pourra plus influencer l’esprit de leurs enfants.

Sources : Financial Post et Government of Alberta