Le cannabis récréatif sera légalisé dès le 17 octobre prochain au Canada. Comme cette date approche rapidement, il est essentiel de déterminer une façon efficace pour mesurer le taux de THC présent dans le sang des conducteurs. Ceci dit, il s’agit d’un défi scientifique majeur. Le processus de mise au point de tests fiables risque de demander des années.

Trop peu, trop tard

En raison de la légalisation du cannabis récréatif ou médical dans plusieurs États américains, des équipes de scientifiques travaillent sur de nouvelles façons de mesurer la concentration de THC dans le sang. Ceci dit, il semble que le gouvernement canadien ait sous-estimé l’ampleur de la tâche. Le ministre de la Sécurité publique a annoncé le 3 juillet dernier le début d’une étude qui portera sur la détection des niveaux de THC dans le sang. Le problème, c’est que les résultats ne seront pas connus avant au moins 3 ans.

Un défi scientifique majeur

Selon Scott MacDonald, professeur en sciences de la santé de l’Université de Victoria, le problème avec le THC et qu’il se lie aux cellules adipeuses du corps humain. Il faut un certain temps avant que le cannabinoïde ne soit évacué du métabolisme. Ainsi, même si vous ne ressentez plus d’effets psychotropes, votre sang contient tout de même une quantité détectable de THC. Il est estimé que chez un consommateur régulier, des traces de cette substance peuvent subsister pendant cinq jours.

Dans le doute, se fier aux solutions classiques

Selon le sergent de police Shannon Perkins, certains services de police canadiens prévoient se fier aux tests habituels utilisés sur le bord de la route pour estimer l’état d’ébriété des conducteurs.  Des tests oraux destinés à mesurer le niveau de THC dans l’organisme seront également utilisés. Ceci dit, ces derniers ne sont toujours pas livrés.

Sources : Vice News & Gouvernement du Canada