Des inquiétudes reliées à la légalisation du cannabis au Canada sont émises à la fois par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés et par l’Association canadienne des chefs de police. Effectivement, la date fatidique du 17 octobre 2018 se profile déjà à l’horizon et il semble que ces deux organisations n’auront pas le temps de préparer leurs milieux respectifs à ce changement législatif majeur.

Des employeurs peu préparés à gérer la question du cannabis

Selon un récent sondage, c’est 74% des conseillers en ressources humaines agréés qui ressentent une inquiétude professionnelle en raison de la légalisation du cannabis. Ces craintes seraient reliées au manque de préparation des employeurs en ce qui concerne cette substance. En effet, il semblerait que seulement 60% des entreprises sondées se soient dotées d’une politique concernant l’usage de cannabis. L’OCRH avait pourtant émis un son de cloche à ce sujet dès octobre 2017.

Selon Manon Poirier, la directrice générale du CRHA, le niveau de préparation actuel est loin d’être suffisant. Selon elle, il est probable qu’une hausse de la consommation du cannabis soit enregistrée. Elle ajoute également que « … la seule présence d’une politique ne suffit pas à réduire les risques d’accident, il faudra également la communiquer à tous les travailleurs et former les gestionnaires à détecter les signes révélant qu’une personne est sous l’influence du cannabis ».

Un manque de policiers aptes à détecter le cannabis

Dans le même ordre d’idée, l’Association canadienne des chefs de police a annoncé la semaine dernière qu’elle ne sera pas en mesure de former 2000 policiers aptes à identifier ceux et celles qui conduisent sous l’effet du cannabis. L’association visait effectivement ce chiffre pour assurer une couverture adéquate des routes canadiennes. Cependant, comme la formation se donne seulement aux États-Unis, il ne sera pas possible d’un point de vue logistique d’atteindre l’objectif initial pour le 17 octobre 2018. À ce jour, seulement 733 agents auraient complété le programme.

Sources : Journal de Montréal et Journal Métro