Selon le directeur de la santé publique de la région de Québec, les municipalités instaurent des lois beaucoup trop hostiles à la consommation publique de cannabis. Ces mesures nuiraient à la santé des citoyens québécois.

Des fumeurs ostracisés

Selon le docteur François Desbiens, plusieurs municipalités imposent des règlements beaucoup plus stricts que ce que la loi québécoise préconise. Par exemple, certaines villes comme Lévis ou L’Ancienne-Lorette interdisent complètement la consommation de marijuana en public. Cela inclus la consommation sur les rues et les trottoirs. Les fumeurs seront donc forcés fumer dans une résidence privée. Cela aura donc pour effet de concentrer la fumée secondaire dans un espace réduit.

À ce sujet, le docteur explique : « Je ne dis pas ça parce que je veux encourager les gens à fumer, comprenez-moi bien. La première recommandation des gens de santé publique, c’est la non-consommation. Mais à partir du moment où les élus provinciaux et fédéraux disent que c’est légal, il faut regarder l’application […] et ce qui pourrait avoir des effets potentiellement négatifs ».

Des règlements qui s’expliquent par la panique?

Il semble que la légalisation imminente du cannabis en inquiète plusieurs. Un sondage récent de l’Institut Angus Reid révèle que 55 % de la population canadienne anticipe que la marijuana récréative aura des effets néfastes sur son environnement direct. 60 % des répondants affirment également qu’ils ne croient pas que les policiers seront capables de contrôler l’usage de cannabis au volant. La population québécoise doute particulièrement du bien-fondé de la légalisation. Seulement 35 % des répondants d’ici croient que cette initiative du gouvernement libéral aura des effets positifs sur la société.

Il ne serait donc pas surprenant que les municipalités se laissent influencer par ce soudain vent de panique qui souffle sur le pays. Cela dit, il est question de créer des lois qui toucheront des milliers de citoyens. Ainsi, il serait probablement plus sage de se fier à l’avis des professionnels de la santé.

Sources : TVA et Le Devoir