Une semaine après la légalisation du cannabis récréatif au Canada, certains problèmes concernant le système de distribution du cannabis font leur apparition un peu partout au pays. Dans le cas de l’Ontario, il semble que les délais de livraison pour les commandes en ligne soient particulièrement longs.

Pas facile d’approvisionner tout un pays!

Le gouvernement de l’Ontario a opté pour la mise en place d’un système hybride de distribution du cannabis. En revanche, les boutiques physiques ne feront leur apparition qu’au début de l’année 2019. D’ici là, les citoyens de cette province d’environ 14 millions d’habitants devront prendre leur mal en patience. Le seul moyen de commander de la marijuana est de passer par le site web de l’Ontario Cannabis Store.

Après une journée seulement, 1,3 million de personnes ont visité le site en question, et 100 000 commandes ont été passées. Selon les estimations actuelles, les livraisons peuvent prendre jusqu’à cinq jours afin d’être acheminées à destination.

Dans ce contexte, les amateurs de marijuana se défoulent sur les réseaux sociaux. En général, les commentaires de clients déçus visent le temps de gestion des commandes, et non la qualité des produits. Plusieurs internautes ne se gênent pas pour mentionner qu’ils vont se tourner à nouveau vers les revendeurs qui opèrent sur le marché noir afin de s’approvisionner.

Une grève qui complique les choses

Simultanément, Postes Canada a lancé en début de semaine sa grève rotative qui touche tout le pays. Ainsi, chaque jour, des villes différentes seront privées des services des facteurs. Comme cette organisation est responsable des livraisons de cannabis dans plusieurs provinces, notamment le Québec et l’Ontario, il est probable que les délais de livraison empirent.

Mathieu Gaudreault, le président de la SQDC, mentionne à ce sujet que : « Pour l’instant, vu le nombre de commandes et les validations d’identités nécessaires pour la livraison de colis, il ne semble pas y avoir de plan B possible. Nous suivons la situation. Mentionnons qu’une grève tournante aurait bien évidemment des impacts beaucoup moins importants qu’une grève générale ».

Source : Ottawa Citizen et Radio-Canada

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