Selon l’échéancier en vigueur, les aliments et breuvages au cannabis seront légalisés au Canada d’ici la fin du mois d’octobre 2019. Or, les règles qui vont encadrer ce nouveau marché ne sont toujours pas officialisées. Cette situation surréaliste crée un certain stress dans l’industrie. Un expert incite désormais le gouvernement canadien à dévoiler le plus rapidement possible les détails du projet de loi.

L’urgence se fait sentir

Tom Adam travaille pour la firme BDS Analytics. Cette compagnie du Colorado se spécialise dans l’analyse de l’industrie du cannabis. Lors de son passage à l’émission Information Morning, il a insisté sur le fait que chaque jour qui passe complique la situation pour les compagnies qui désirent vendre des aliments infusés au cannabis. Ces dernières ont besoin de savoir ce qui sera exigé par Santé Canada dans ce dossier. Dans le cas inverse, on peut s’attendre à une situation très chaotique dès l’arrivée de ces nouveaux produits.

Monsieur Adam en a profité pour souligner le fait que les revendeurs illicites sont avant tout des entrepreneurs, et non de vulgaires bandits. Ces derniers sont donc parfaitement conscients que tout est une question d’offre et de demande. Ainsi, si les aliments vendus légalement coûtent trop cher, ou qu’ils ne contiennent pas suffisamment de THC, il est fort probable que les Canadiens se tournent rapidement vers le marché noir. Ce dernier offre déjà de nombreux types d’aliments bien connus, notamment des bonbons à haute teneur en THC.

Des pièges à éviter

Au Colorado, les aliments et boissons au cannabis sont déjà légalisés. L’exemple de cet État pourrait permettre au gouvernement canadien d’éviter certains pièges. Par exemple, il serait sage d’interdire la commercialisation de bonbons aux couleurs criardes. Ces derniers attirent beaucoup les enfants.  Les friandises en forme d’oursons ou d’autres créatures sympathiques seraient également à proscrire. Tom Adam mentionne que ces bonbons au cannabis se sont rapidement imposés comme un produit vedette au Colorado. Il ne serait donc pas surprenant qu’ils soient aussi populaires au nord de la frontière.

Les médecins de cet État ont d’ailleurs constaté une légère hausse des cas d’intoxication au THC dans les urgences. Il est donc prioritaire de déterminer quel dosage sera permis, pour que l’industrie alimentaire canadienne puisse s’adapter en conséquence.

Sources:

CBC.ca