Un peu partout au Canada, plusieurs universités optent pour la ligne dure face au cannabis. La majorité de nos institutions d’enseignement interdisent cette substance sur leurs campus et dans les résidences universitaires. Selon certains intervenants, la prohibition de la marijuana pourrait être contre-productive.

Une substance déjà très en demande sur les campus canadiens

Zach Walsh, un professeur de psychologie, souligne que le cannabis est particulièrement répandu chez les étudiants universitaires canadiens. Selon lui, nos jeunes intellectuels consomment régulièrement de cette substance et performent bien malgré tout. Il ajoute que la popularité du cannabis n’est pas une nouveauté dans le monde universitaire. La légalisation de cette plante ne risque donc pas de complètement chambouler les mœurs et coutumes des étudiants du jour au lendemain.

Dans le cadre de sa pratique professionnelle, Walsh a rencontré plusieurs étudiants qui consomment du cannabis. Ces derniers estiment d’ailleurs que cette alternative est plus sécuritaire que l’alcool. Selon les principaux intéressés, la marijuana récréative n’entraîne pas de pénibles lendemains de veille ou une diminution excessive de leurs inhibitions.

Cela dit, plusieurs consomment toujours de l’alcool simplement parce que la marijuana est encore illégale. Bannir complètement le cannabis des campus risque de pousser les étudiants vers l’alcool, une substance qui est potentiellement bien plus dangereuse, surtout dans un contexte social.

Encourager des politiques pragmatiques

Kira London-Nadeau est une représentante du Canadian Students for Sensible Drug Policy. Elle croit que la protection de la santé des non-fumeurs passe par l’établissement de politiques pragmatiques à l’endroit des fumeurs. Elle estime qu’il serait souhaitable de permettre la construction d’espaces dédiés aux consommateurs de cannabis sur les campus. Ainsi, leur fumée n’incommodera pas les passants.

Rappelons que selon un sondage récent, un tiers des répondants âgés entre 15 et 24 ans affirment avoir consommé du cannabis dans les trois mois précédant le questionnaire.

Source: CTV