Légaliser le cannabis est une chose, mais il faudra attendre un certain temps avant que cette substance soit considérée comme l’équivalent de l’alcool. Plusieurs consommateurs canadiens affirment se sentir encore stigmatisés lorsqu’ils fument en public. Avec l’approche du temps des fêtes, plusieurs prévoient tester les limites de leurs proches.

Une période de confusion?

Tom Adams travaille pour la firme BDS Analytics. Lui et son équipe sont chargés de sonder la population nord-américaine afin de déterminer quelle est la perception générale envers le cannabis. Selon lui, la période des fêtes 2018 va s’apparenter à un « champ de mines » social pour bien des gens. Plusieurs fumeurs hésiteront à révéler au grand jour leur consommation, alors que ceux et celle qui ne fument pas de marijuana ne sauront plus sur quel pied danser quand quelqu’un va allumer un petit joint en fin de soirée.

Des précautions élémentaires

Selon Carol Jacobson, une experte de la planification d’événements, la légalisation du cannabis apporte son lot de nouveaux défis pour les travailleurs du milieu. Par exemple, les serveurs devront être très attentifs à la consommation de leurs clients. Si un individu décide de prendre quelques verres en plus d’une dose de cannabis, il est probable que ses facultés soient sérieusement handicapées pendant quelques heures. Les services de raccompagnement risquent donc d’être très sollicités lors des prochaines semaines.

Toujours selon Jacobson, la meilleure option est encore de respecter les mêmes normes sociales que pour la cigarette. Plutôt que de démontrer à tout le monde votre amour du cannabis en pleine salle de réception, il vaut mieux sortir avec les autres fumeurs pour consommer.

De leur côté, plusieurs fumeurs aimeraient pouvoir consommer sans être associés systématiquement au monde de la drogue. C’est notamment le cas de Reena Rampersad. Cette amatrice de marijuana trouve ironique qu’il soit commun de se voir offrir systématiquement de l’alcool dans les fêtes, alors que la simple mention du cannabis suffit à en scandaliser certains.

Sources :

Globalnews.ca

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