Les compagnies américaines qui œuvrent dans l’industrie du cannabis envoient des lobbyistes à la colline du Capitole de Washington. Ces émissaires ont pour mission d’éduquer les politiciens américains à propos du cannabis. Pour le moment, les compagnies américaines doivent évoluer dans un contexte très particulier. Bien que le cannabis soit désormais légal dans plusieurs États, cette plante est encore considérée comme étant illégale au niveau fédéral.

Un système injuste pour les entrepreneurs du cannabis?

Étonnamment, les banques américaines ne peuvent pas investir dans l’industrie du cannabis. Comme le gouvernement fédéral considère cette substance comme étant illégale, une institution financière qui aiderait une compagnie de ce secteur s’exposerait à être accusée de complicité pour un crime fédéral.

Concrètement, les transactions effectuées doivent être conduites en argent comptant. Les employés des dispensaires s’exposent donc à des risques accrus d’attaques de la part de bandits. Ryan Smith, le PDG de LeafLink, explique que ces manœuvres représentent de 12% à 15% des coûts d’exploitation de leurs commerces. Étant donné l’absurdité de la situation, Smith compare le tout aux compagnies du début des années 1900 qui devaient déplacer leurs liquidités par fourgons blindés remplis d’hommes armés.

Afin de remédier à cette situation, les entrepreneurs américains tentent de promouvoir le States Act. Si cette législation est acceptée, le gouvernement fédéral devra s’adapter aux lois propres aux États, plutôt que d’imposer une vision unique au pays. Pour le moment, le président Trump se dit ouvert à supporter ce projet de loi.

Prendre d’assaut le Capitole

Comme le States Act est encore loin de devenir réalité, les lobbyistes s’organisent afin de convaincre les politiciens influents que le cannabis sera bénéfique aux Américains. Des compagnies comme Surterra, WeedMaps, Eaze, et PharmaCann paient généreusement leurs représentants afin qu’ils militent en permanence en faveur de lois plus 420 friendly.

Carl Fillichio représente la compagnie WeedMaps. Il explique que les efforts déployés par l’industrie ne visent pas que le parti démocrate, traditionnellement jugé comme plus progressiste. En fait, les lobbyistes tentent de séduire les politiciens de tous les horizons politiques, autant au niveau municipal que fédéral. Les différentes compagnies de l’industrie du cannabis sont donc alliées dans cette vaste offensive de relations publiques.

Sources :

BusinessInsider.com

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