Depuis des milliers d’années, les humains consomment du cannabis de manière récréative ou à des fins médicales. Alors que certains utilisateurs rapportent une expérience quasi mystique, d’autres affirment que la plante n’a pas eu les effets escomptés. Plusieurs personnes évitent sciemment la marijuana par crainte de subir des hallucinations plus puissantes que prévu.

Avec la fin progressive de la prohibition de la marijuana en Amérique du Nord, certaines compagnies confient aux scientifiques le mandat de développer le cannabinoïde parfait, soit une substance aux effets prévisibles et quantifiables. À en croire certains experts, cette forme parfaite de cannabis poussera bientôt dans des serres près de chez vous.

Un produit qui n’existe pas encore, mais qui est déjà en demande

En tant que vice-président des cultures chez Harvest Health & Recreation, Greg Zuckert est bien au fait de la situation. Selon ce dernier, plusieurs jeunes amateurs de cannabis se tournent vers les concentrés de THC afin de pouvoir aisément doser leur consommation. Cela dit, une bonne part du marché est composée de fumeurs qui préfèrent encore les joints.

Dans cette optique, les plusieurs scientifiques ont reçu comme mission de développer de nouvelles variétés de cannabis qui produiront des effets aussi prévisibles que l’alcool. Mowgli Holmes est l’un d’eux. Ce dernier travaille pour Phylos Bioscience et est spécialisé dans l’étude de l’ADN des végétaux.  Il explique que présentement, la consommation de cannabis s’apparente à jouer à la roulette russe. L’intensité des hallucinations ne pouvant être systématiquement prédite.

Afin de régler ce problème majeur pour l’industrie, Holmes utilise l’information génétique du cannabis afin de développer de toutes nouvelles cultures. Ces dernières seront d’ailleurs adaptées aux besoins spécifiques des producteurs. Ces plants de cannabis 2.0 résisteront notamment beaucoup mieux aux moisissures.

Vers la fin du système de classification actuel

De nos jours, les différentes variétés de cannabis sont connues sous des noms comme O.G. Kush, Girl Scout Cookies ou encore Blue Dream. Ces dernières sont le résultat d’environ 40 ans d’expérimentations illicites et mal documentées.

Cela dit, si les recherches du docteur Holmes et de ses collègues débouchent sur un produit commercialisable, les variétés bien connues des fumeurs pourraient rapidement être éclipsées. Marcus Walker, le fondateur de Cult Classics Seeds, partage le même avis. Il prévoit que les différentes variétés hybrides actuellement sur le marché seront bientôt considérées comme des reliques du passé.

Sources :

NBCnews.com

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