Plusieurs entrepreneurs qui œuvrent dans le secteur du chanvre se plaignent des politiques agressives de Facebook à leur endroit. Selon les principaux intéressés, les responsables du réseau social sévissent contre leurs pages malgré que ces dernières ne contreviennent pas aux conditions d’utilisation.

Des politiques d’utilisation floues

Un peu avant Noël, Sarah Smith a eu la mauvaise surprise de constater que sa page Facebook avait disparu. Cette entrepreneure gère une compagnie de produits dérivés du chanvre. Or, il semble que les responsables de Facebook ne sont pas de grands adeptes de cette plante, et encore moins du cannabidiol qu’elle contient. Cette substance ne cause pas d’hallucinations sensorielles, mais ses utilisateurs affirment qu’elle permet de réduire les douleurs chroniques et l’anxiété.

Plusieurs autres entrepreneurs qui œuvrent dans ce secteur eurent droit au même traitement ces dernières semaines, supposément car ils font la vente de produits pharmaceutiques en ligne. Pourtant, les produits à base de CBD ne sont pas considérés légalement comme des produits pharmaceutiques, à part quelques exceptions comme l’Epidiolex.

Suite à une vague de contestation et à une pétition lancée par Sarah Smith, l’organisation de Facebook s’est excusée d’avoir supprimé « accidentellement » des dizaines de pages reliées à l’industrie du chanvre.

À la défense du chanvre

Le responsable de l’agriculture de l’État du Kentucky, Ryan Quarles, a personnellement rédigé une lettre adressée au président de Facebook. Dans ce document, monsieur Quarles demande à Marc Zuckemberg, le PDG de Facebook, d’adapter les politiques de sa compagnie aux derniers changements législatifs. Rappelons que le président Trump a signé en décembre dernier le Farm Bill de 2018 qui autorise la culture du chanvre à la grandeur des États-Unis. Ryan Quarles affirme que les compagnies qui font le commerce de produits dérivés du chanvre devraient être encouragées, et non harcelées.

Pour le moment, malgré que le CBD soit légal aux États-Unis en vertu du Farm Bill, la Food and Drug Administration conserve certains doutes à l’endroit de ce cannabinoïde. Les responsables de l’agence gouvernementale considèrent toujours que les compagnies qui veulent en faire le commerce nécessitent une autorisation de leur part. Il ne serait donc pas surprenant que Facebook et les autres géants du web hésitent à autoriser la publicité reliée au CBD en raison du statut de cette substance en Amérique.

Sources :

Vox.com

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