Après de longues délibérations, les responsables de Facebook décidèrent la semaine dernière de ne pas autoriser la vente de cannabis sur leur plateforme. Alors que l’industrie qui entoure cette plante est en pleine croissance, les médias sociaux s’imposent comme une nécessité pour toute compagnie qui désire se faire connaître. Plusieurs entrepreneurs jugent que cette décision est trop conservatrice.

Une décision mûrement réfléchie

Depuis trois mois, les responsables de Facebook débattaient intensément de la possibilité d’autoriser la vente de cannabis sur leur réseau social. La semaine dernière se tenait un conseil fermé entre une soixantaine de personnes à ce sujet. Après une délibération finale, il a été décidé de ne pas modifier les politiques actuelles en vigueur. Il demeure donc interdit de faire la publicité, la vente, ou le troc de cannabis sur Facebook.

Par contre, la politique actuelle stipule également qu’il est possible de faire la promotion de produits de bien-être dérivés de cette plante. Cela inclut notamment le chanvre et le cannabidiol (CBD). Bref, des produits qui ne causent pas d’hallucinations sensorielles à leurs utilisateurs. Il est également permis de faire la vente d’articles généralement associés aux fumeurs de cannabis, comme des bongs ou des vaping pens.  

Des réactions mitigées

Afin de justifier cette décision, les responsables de Facebook expliquent que les différentes juridictions qui entourent cette plante sont présentement très variées et volatiles. Selon eux, il serait extrêmement difficile d’offrir un service qui est conforme aux différentes lois en vigueur. Simplement au Canada, certaines provinces autorisent la vente privée de cannabis alors que d’autres réservent ce privilège à des sociétés d’État. De ce point de vue, il est vrai qu’il serait très difficile de transformer Facebook en une plateforme géante de vente de cannabis.

Par contre, certains observateurs estiment qu’il s’agit d’une opportunité manquée. C’est notamment le cas de Rebecca Brown, la fondatrice de l’agence Crowns Agency. Cette dernière se spécialise dans la mise en marché de produits dérivés du cannabis. Madame Brown explique qu’en raison de sa portée exceptionnelle, Facebook aurait pu permettre à n’importe quel entrepreneur de bâtir un empire comparable à Coca-Cola.

Malgré cette décision qui va en décevoir plusieurs, les responsables de Facebook semblent montrer une certaine ouverture à l’endroit du cannabis. Lors de l’annonce de cette décision, il a été également mentionné que les modérateurs seront mieux informés à propos des dérivés du cannabis autorisés, notamment les aliments santé à base de chanvre. Il est donc possible que le géant des réseaux sociaux travaille de concert avec les compagnies de cannabis dans un avenir rapproché.

Sources:

Marketwatch.com