Un patient de la Nouvelle-Écosse a entamé une grève de la faim la semaine dernière afin de réclamer un meilleur accès au cannabis médical. Selon le principal intéressé, il n’est pas rare qu’on lui refuse sa médication en raison d’une réglementation trop restrictive, et ce, même malgré des maux de dos insupportables.

Une question de vie ou de mort

Bob Dillman est le plaignant dans cette affaire. Il affirme que le gouvernement provincial de la Nouvelle-Écosse a coupé son accès au cannabis médical à de nombreuses reprises lors des 10 dernières années. Toujours selon lui, les policiers ignorent son permis spécial qui est censé lui donner un accès facile à sa médication.

Pour Dillman, la légalisation du cannabis récréatif ne change rien à son problème. Il souligne que les variétés vendues dans les succursales de la Nova Scotia Liquor Corp le rendent malade. De plus, elles ne suffisent pas à soulager ses maux de dos chroniques. Toujours selon Dillman, il doit absolument avoir à sa disposition du cannabis organique dont il connaît la provenance afin de traiter ses problèmes. Afin de vivre convenablement, Dillman estime qu’il lui faut 5 grammes de cannabis par jour. Pour le moment, il peut seulement obtenir 3 grammes.

Une situation répandue en Nouvelle-Écosse

Chris Backer est l’ancien représentant de l’organisation Maritimers Unite for Medical Marijuana. Ce dernier estime que plusieurs patients sont dans la même situation que Bob Dillman. Il croit que le gouvernement provincial ignore complètement les besoins particuliers de ceux et celles qui ont besoin de marijuana médicale, au profit de la marijuana récréative qui se révèle plus lucrative.

Espérons donc que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse réagira rapidement à cette situation. Bob Dillman affirme qu’il va seulement s’alimenter avec de l’eau et des jus vitaminés jusqu’à ce que cette problématique soit résolue. Il ajoute d’ailleurs que si les politiques actuelles risquent de le tuer, il préfère encore mourir de faim.

Sources : Global News

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