Dans plusieurs États américains, le cannabidiol fait fureur. Mieux connu sous l’acronyme de CBD, ce composé non hallucinogène du cannabis est déjà réputé pour ses propriétés antidouleur et antistress. Les compagnies qui désirent investir dans ce cannabinoïde prometteur envoient déjà des lobbyistes à Washington afin de favoriser la croissance du marché. Désormais, le même phénomène a lieu au Canada.

Influencer les politiciens

Les producteurs de chanvre du Canada unissent leurs forces afin de faire changer les lois qui régissent le cannabidiol. Un PDG anonyme a confié aux journalistes du Financial Post que les compagnies canadiennes espèrent vendre librement des extraits de CBD dès la fin de l’année 2019. Cette vaste opération de relations publiques concorde avec l’arrivée imminente des aliments et breuvages infusés au cannabis.

Ivan Ross-Vrana, le directeur national chez Hill & Knowlton Strategies, ajoute qu’il trouve particulier que le Canada ne soit pas déjà au sommet de cette industrie. Il estime que le récent Farm Bill américain de 2018 a permis à nos voisins du sud de nous rattraper en tant que chef de file mondial du cannabis. Pour le moment, seuls les vendeurs autorisés et les sociétés d’État provinciales peuvent distribuer légalement du CBD au Canada.

Des demandes simples, mais importantes

L’objectif ultime de cette coalition à est que le CBD ne relève plus de la loi sur le cannabis. L’argument proposé est que comme la substance ne cause pas d’hallucinations ou de dépendance, il est inutile de la mettre sur un même pied d’égalité que le THC. Les producteurs croient donc que le CBD devrait être considéré comme un simple supplément alimentaire qui pourrait être ajouté aux aliments ou aux breuvages.

Ted Haney est le directeur général de la Canadian Hemp Trade Alliance, un groupe qui représente les producteurs de chanvre canadiens. Il explique que si un produit contient 25 milligrammes ou moins de CBD, la substance devrait être considérée comme un simple ingrédient alimentaire. Haney estime qu’un produit qui en contient 200 milligrammes devrait plutôt être considéré comme un supplément. En haut de cette dose, le tout pourrait relever du domaine pharmaceutique.

Une chose est sûre, les politiciens et les législateurs devront s’activer afin de préparer l’arrivée de ces nouveaux produits sur le marché canadien. La date butoir proposée par le gouvernement Trudeau est le 17 octobre 2019.

Sources :

Business.financialpost.com