Lorsque l’on pense à la production de cannabis, la première image qui nous vient en tête est celle d’une immense serre remplie de jolies plantes vertes. Évidemment, ces installations sont très répandues dans les pays qui autorisent la consommation médicale ou récréative de la marijuana. Désormais, plusieurs compagnies avant-gardistes se tournent vers les bio-usines et tentent de développer les meilleures souches de levure pour la culture des cannabinoïdes.

Des usines de levure

Présentement, le THC et le CBD sont les deux cannabinoïdes les plus en demande sur le marché. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant, si l’on considère leurs impressionnantes propriétés thérapeutiques. Normalement, ces composés proviennent de plants de marijuana cultivés dans des serres. Ce processus implique cependant des investissements considérables et des équipements spécialisés.

Alternativement, il est possible d’ajouter de l’ADN de cannabis dans une culture de levure. Après une telle modification, la levure en question se met à produire des cannabinoïdes, comme s’il s’agissait d’une plante. Ajoutons qu’il est très facile d’entretenir ces souches mutantes de levure, il suffit de leur donner un apport suffisant en sucre pour qu’elles se mettent à croître.

Cette technique est depuis longtemps utilisée pour isoler et récolter des composés utilisés dans la fabrication de médicaments. L’assouplissement des lois entourant le cannabis, autant aux États-Unis qu’au Canada, a permis d’étendre cette façon de faire à l’industrie du cannabis.

Un type de culture qui a le vent dans les voiles

Librede et CB Therapeutics sont les deux premières entreprises a avoir expérimenté avec les bio-usines de cannabis. Ces deux compagnies sont de la région de San Diego. Elles connaissent un succès grandissant depuis 2013, mais de plus en plus de compétiteurs font leur apparition.

Pour le moment, les investisseurs américains se montrent prudents en raison du statut illégal du cannabis au niveau fédéral. En revanche, il y a fort à parier que ces bio-usines risquent bientôt d’entrer en compétition avec les producteurs traditionnels opérant avec des serres.

Sources : San Diego Union Tribune