Santé Canada vient d’autoriser la compagnie Canopy Growth à procéder à des essais cliniques visant à déterminer si le cannabidiol peut être utilisé pour calmer l’anxiété animale. Aux États-Unis, plusieurs produits à base de ce cannabinoïde sont déjà offerts en ligne.  Il ne serait pas surprenant que plusieurs autres compagnies canadiennes se manifestent pour explorer ce marché potentiellement très lucratif.

Un nouveau marché très alléchant pour l’industrie du cannabis

Le docteur Shane Renwick, représentant de l’Association Canadienne des Médecins Vétérinaires, mentionne que depuis l’annonce de la légalisation de la marijuana, la recherche visant les usages vétérinaires du cannabis a le vent dans les voiles. Renwick croit qu’il s’agit d’une excellente nouvelle. Il estime que le CBD pourrait devenir une alternative viable pour différentes conditions qui se traitent mal avec les médicaments actuellement disponibles.

Les propriétaires d’animaux demandent souvent aux vétérinaires canadiens s’il est possible d’obtenir du CBD. Le cannabinoïde est effectivement réputé pour sa capacité à diminuer les douleurs chroniques et l’anxiété. Notons que ce produit ne cause pas d’effets hallucinogènes. Il s’agit donc d’une option naturelle idéale pour les animaux qui se remettent d’une blessure ou qui sont particulièrement nerveux. Cependant, les vétérinaires canadiens ne sont présentement pas autorisés à prescrire le produit.

Les vétérinaires prudents, mais aussi curieux

La Dre Caroline Kilsdonk, présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, affirme qu’en l’absence de résultats d’études cliniques, il n’est pas possible de recommander l’utilisation du CBD ou du THC. De plus, il est toujours illégal de se procurer de tels cannabinoïdes. Cela dit, elle mentionne également que ces nouvelles avenues de recherches axées sur le cannabis sont une bonne nouvelle pour le milieu vétérinaire.

Plusieurs propriétaires d’animaux se procurent d’ailleurs illégalement des dérivés du cannabis pour traiter leurs compagnons. Il s’agit d’une décision particulièrement risquée lorsque le produit contient du THC, car les animaux sont beaucoup plus sensibles à ce composé du cannabis que les humains. Le risque de surdose est donc bien réel.

Sources : The Globe and Mail, La Presse et The Star