Le gouvernement chinois critique ouvertement Ottawa pour sa gestion du dossier des trafiquants de marijuana. Selon les responsables chinois, le gouvernement de Justin Trudeau ne fait pas assez d’efforts pour stopper le crime organisé qui exporte du cannabis canadien en grande quantité vers la Chine.

De la marijuana canadienne exportée à l’international

Selon les chiffres obtenus par le magazine Forbes, 20% de la production totale de cannabis au Canada est exportée illégalement vers l’étranger. Selon les spécialistes, la chine serait une destination de choix. Ce n’est pas une grande surprise, considérant l’implication de longue date des triades chinoises dans la région de Vancouver.

Cette mafia orientale s’est implantée profondément au pays pendant les années 90, et ce, dans plusieurs sphères d’activités. Ceci dit, la drogue demeure le domaine de prédilection de ces criminels professionnels. Rappelons que l’objectif principal de la légalisation du cannabis au Canada est justement de réduire drastiquement les revenus de tels groupes.

Un double discours de la part des responsables chinois

Bien que les plaintes du gouvernement chinois soient justifiables, il ne faut pas oublier que 50% de la production mondiale de marijuana provient justement de Chine. Malgré que la culture de cette plante soit illégale dans ce pays, plusieurs variétés de cannabis y sont produites. Le chanvre y est d’ailleurs particulièrement populaire, car il s’agit d’une plante utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise. Le gouvernement chinois est également très intéressé par le chanvre, en particulier en raison de ses applications militaires. Il est désormais possible d’utiliser cette plante pour fabriquer des médicaments et des vêtements particulièrement résistants.

Il est estimé que la Chine possède environ 600 brevets pour des inventions reliées au cannabis. Le docteur Luc Duchesne, un investisseur d’Ottawa, tire la sonnette d’alarme à ce sujet. Selon lui, les scientifiques chinois possèdent une longueur d’avance considérable sur leurs homologues occidentaux en ce qui a trait aux usages pharmaceutiques de la marijuana.

Sources : The Globe and Mail & Forbes & NCBI