La semaine dernière, le premier ministre François Legault déposait un projet de loi visant à faire passer l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans. Ce même document prévoit également l’interdiction de la consommation extérieure de marijuana. Plusieurs voix s’élèvent déjà pour critiquer cette décision considérée comme extrêmement sévère dans le contexte canadien.

Une décision controversée

Au début du mois d’octobre, la Coalition Avenir Québec avait demandé de nouvelles informations à propos d’une éventuelle hausse de l’âge légal pour consommer du cannabis. Les deux organisations consultées, le ministère de la Santé et l’Institut national de santé publique du Québec, s’étaient déjà prononcées contre l’idée il y a six mois. Leur position était toujours la même après la seconde consultation. L’argument principal invoqué est qu’un jeune de moins de 21 ans pourra aisément se tourner vers le marché noir s’il désire consommer du cannabis, ce qui va à l’encontre des objectifs du projet de loi C-45.

Plusieurs voix s’élèvent contre ce nouveau projet

Valérie Plante, la mairesse de Montréal, se dit extrêmement déçue de ce nouveau projet de loi. Elle estime que sa ville ne possède pas les ressources policières nécessaires pour faire appliquer un tel changement législatif. La mairesse estime que cette décision du gouvernement provincial va à l’encontre du principe d’autonomie des villes. Elle ajoute également que sept semaines après la légalisation du cannabis, la ville de Montréal « n’a pas constaté de problème majeur ». Les responsables d’autres municipalités, notamment Gatineau, émettent également des réserves similaires.

Ajoutons que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ne croit pas non plus que ce projet de loi soit bénéfique pour les jeunes. Il a d’ailleurs déclaré à ce sujet « qu’un jeune de 18 ans, cette semaine, pourrait aller acheter du cannabis de façon légale, mais dans quelques mois, peut-être il devra aller l’acheter chez les Hells ».

Sources :

Ledevoir.com

Journalmetro.com