Selon des données récentes fournies par la Cato Institute, légaliser la marijuana récréative permet bel et bien de nuire au crime organisé. Dans le sud des États-Unis, le nombre d’arrestations reliées au trafic international de cannabis est en chute drastique depuis que cette substance a été légalisée dans plusieurs États.

Couper les revenus du crime organisé

David Bier analyse les politiques migratoires pour le compte de la Cato Institute. Il souligne que depuis la légalisation du cannabis récréatif dans plusieurs États américains, la contrebande de cette plante a chuté de 78% en l’espace d’à peine 5 ans. De plus, comme cette substance est très recherchée, la valeur totale des saisies par agent a également diminué de 70%.

Rappelons que le mouvement de légalisation du cannabis qui s’est répandu partout en Amérique du Nord a débuté en 2012 au Colorado et dans l’État de Washington. Désormais, 10 États permettent la consommation de cette plante, et le Canada vient d’emboîter le pas. D’autres États pourraient rejoindre ce mouvement dès 2019, notamment New York.

Une situation politique tendue

Ce rapport est publié à un moment critique. Le président Trump tente présentement par tous les moyens d’obtenir du financement pour la construction d’un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Or, si la contrebande de drogues est déjà bel et bien en chute libre, la pertinence d’un tel mur devient très discutable.

Notons qu’entre 2003 et 2009, l’agence frontalière a doublé son nombre d’agents en plus de commander la construction de centaines de kilomètres de clôtures. Cela dit, ces efforts n’eurent aucun impact sur le trafic de marijuana. Ces éléments sont un argument de poids pour ceux et celles qui militent en faveur de la légalisation du cannabis. Il semble que le simple fait de mettre fin à la prohibition de cette plante suffit à produire des résultats rapides et durables.

Sources :

Forbes.com

 

'