Les gouvernements provinciaux canadiens ont la capacité de réguler la vente de cannabis comme ils le souhaitent. Les responsables du dossier en Nouvelle-Écosse font bande à part à ce sujet. En effet, le cannabis récréatif sera vendu dans les succursales de la NSLC. Ces dernières ont déjà pour mandat de faire le commerce de l’alcool. Cette décision ne fait pas l’unanimité.

Cannabis et alcool, un mélange risqué ?

Selon Simon Sherry, professeur de psychologie à la Dalhousie University, proposer les deux substances sous le même toit n’est pas une bonne idée. Sherry croit que la façon unique de procéder du gouvernement de la Nouvelle-Écosse met en danger la santé publique. Ce dernier affirme que c’est particulièrement vrai dans cette province, car elle comporte déjà un pourcentage très élevé de grands consommateurs de cannabis.

Le professeur suggère que mélanger les deux substances risque d’exacerber leurs effets secondaires respectifs. Sherry croit également que les individus qui tentent d’éviter soit l’alcool ou le cannabis en raison de problèmes de consommation feront face à la tentation chaque visite d’une succursale de la Nova Scotia Liquor Corporation.

Le gouvernement bien décidé à aller de l’avant

Le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Mark Furey, voit les choses différemment. Ce dernier affirme que la NSLC possède déjà une grande expérience en ce qui concerne la vente de produit contrôlés comme l’alcool. De son point de vue, il n’y a donc pas de raisons de s’inquiéter. Il souligne d’ailleurs que bien que les deux substances seront vendues dans les mêmes succursales, des sections séparées leur seront consacrées.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse prévoit d’ailleurs se baser sur les douze premiers mois d’activité pour évaluer ce modèle de vente de cannabis récréatif. Furey croit cependant qu’il est peu probable que des modifications soient apportées.

CTV News & The Chronicle Herald