Le Québec a décidé de s’approprier le monopole de la vente de cannabis. Cependant, certaines autres provinces optent pour un modèle plus libéral. C’est le cas de l’Alberta. En effet, le gouvernement de cette province de l’Ouest canadien s’inspire de son modèle de vente d’alcool basé sur l’entreprise privée. Afin de pouvoir vendre du cannabis récréatif, les entrepreneurs albertains devront obtenir un permis auprès de la Alberta Gaming, Liquor and Cannabis Commission.

Un déluge de demande de permis

Deux mois seulement après l’ouverture du système de demande de permis, l’AGLC a déjà reçu plus de 533 candidatures. Contrairement à la Saskatchewan qui impose une limite de 51 permis pour l’ensemble de la province, l’Alberta laisse le champ libre à ses entrepreneurs. La seule restriction est qu’aucune compagnie de cannabis ne possède plus de 15% du nombre total de permis accordés.

Un environnement idéal pour les entrepreneurs

Mack Andrews est le vice-président du Alberta Cannabis Collective. Il croit que la province de l’Alberta s’est positionnée comme une chef de file au Canada avec ce système privé. Il croit même que le modèle pourrait être adopté à l’international dans d’autres pays qui considèrent de légaliser la substance. L’organisation de Mike Andrew vise à représenter les différents vendeurs de cannabis de la province. Il s’assure en plus de la qualité de leurs produits. Toujours selon Mike Andrews, l’Alberta regorge d’entrepreneurs d’expérience qui désirent se convertir au cannabis, notamment en raison du ralentissement de l’industrie du pétrole ces dernières années.

Source : The Globe and Mail