En raison de la légalisation prochaine du cannabis récréatif au Canada, de nouvelles lois qui concernent la santé publique sont votées pendant l’été. Certaines municipalités albertaines instaurent présentement des mesures pour assurer la santé pulmonaire de leurs résidents. Celles-ci encadreront, entre autres, la consommation de cannabis près des parcs. Ces restrictions sont d’ailleurs particulièrement sévères. Est-ce que les municipalités québécoises risquent de s’en inspirer?

Des lois antifumée très strictes à Edmonton

Le conseil de ville d’Edmonton délibérait récemment à propos de la consommation de cannabis près des parcs qui comportent des jeux. En raison de la présence fréquente d’enfants à ces endroits, il a été décidé qu’il sera interdit d’y fumer. Cela dit, cette nouvelle loi qui visait au départ explicitement le cannabis va également s’appliquer à la cigarette et aux vaporisateurs.

Selon le conseiller municipal Jon Dziadyk, ces nouvelles mesures sont trop draconiennes et isolent les fumeurs. Il soutient que le fait de bannir la fumée de nombreux lieux publics force les fumeurs à consommer à l’intérieur, ce qui expose les enfants à encore plus de fumée secondaire. Notons que les contrevenants s’exposent à des amendes de 250 $. À retenir si vous prévoyez visiter l’Ouest canadien prochainement!

Des mesures encore plus sévères à Fort McMurray

Dans le cas de Fort McMurray, les restrictions seront encore plus sévères. Le conseil de ville local a effectivement décidé de bannir toute consommation de cannabis dans les lieux publics. Les habitants de la ville devront donc consommer de la marijuana à l’intérieur d’une propriété privée. De plus, la ville interdira également la culture de plants de cannabis sur les balcons.

D’ailleurs, le conseil de ville a adopté ces mesures en fonction des réponses des résidents de la communauté. En effet, ils ont questionné 2700 habitants de Fort McMurray par le moyen d’un sondage. À cela s’ajoutent 1000 interactions directes entre l’administration de la ville et les citoyens.

Sources : Edmonton Journal 1 et Edmonton Journal 2