Partout où le cannabis devient légal, les gens qui souffrent de divers problèmes de santé tendent à se tourner vers cette substance. En raison de ses vertus thérapeutiques, cette dernière devient une alternative intéressante aux opioïdes. Alors que certains médecins s’inquiètent de cette situation, d’autres réfèrent directement leurs patients aux boutiques de cannabis.

Une source de controverse chez les professionnels de la santé

Le Dr David Casarett est le chef du département de soins palliatifs au Duke University Medical Center. Selon lui, peu importe si les médecins apprécient la situation ou non, la réalité est que leurs patients s’automédicamentent au cannabis. Le Dr Casarett et son collègue, le Dr Joshua Briscoe, estiment que la marijuana médicale est une option très prometteuse en raison de sa capacité à réduire les douleurs sans causer d’effets secondaires trop handicapants.

Cela dit, les deux chercheurs sont inquiets du fait que plusieurs patients utilisent du cannabis sans la supervision d’un professionnel. Les divers produits proposés sur le marché demandent systématiquement une période d’adaptation afin de déterminer le bon dosage. Pendant cette période, il est possible que les patients fassent l’expérience de symptômes comme la fatigue ou la confusion. Il s’agit d’un problème surtout pour les personnes âgées qui sont déjà susceptibles de se blesser en chutant.

Un débat bien présent au Québec

Il y a quelques semaines, la question de l’automédication a fait jaser au Québec. Le tout a débuté lorsqu’une enquête du Journal de Montréal a révélé que certains médecins réfèrent leurs patients directement aux succursales de la SQDC. Les principaux intéressés s’insurgent de cette situation, car ils estiment avoir droit à un suivi médical professionnel. Caroline Langis, la porte-parole du Collège des médecins du Québec, croit que cette façon de faire est inacceptable et contrevient au Code de déontologie.

Tous les patients impliqués dans cette affaire souffrent de douleurs chroniques particulièrement tenaces. Comme les médicaments classiques sont sans effets, les médecins préfèrent les référer aux boutiques de cannabis. Bien souvent, les professionnels de la santé ne connaissent rien à cette plante, car elle ne fait tout simplement pas partie de leur cursus académique.

Sources :

TVA nouvelles.ca

Heraldtribune.com

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