Depuis la légalisation du cannabis récréatif au Canada, les scientifiques du pays peuvent se pencher beaucoup plus facilement sur cette plante aux propriétés étonnantes. Bien plus qu’un simple changement législatif, la légalisation aura poussé la communauté académique vers un changement culturel majeur.

L’argent, le nerf de la guerre

Le docteur Mark Ware s’intéresse au cannabis depuis maintenant plus de 20 ans, afin de mieux comprendre ses effets sur les humains. Il rappelle qu’il y a quelques années de cela, il était quasiment impossible d’obtenir du financement pour mener à bien des recherches élémentaires. Désormais, le docteur Ware travaille pour le compte de Canopy Growth en tant que responsable de la recherche médicale. Il tente de développer de nouveaux médicaments pour traiter l’insomnie, l’anxiété et les douleurs.

Toujours selon le docteur, les fonds de recherche sont généralement accordés quand il y a une possibilité de faire des profits. C’est d’ailleurs pour cette raison que les préjugés reliés au cannabis commencèrent à s’effriter au début des années 2000, avec la légalisation du cannabis médical. Mark Ware estime que plusieurs compagnies anticipaient la légalisation du cannabis depuis 2015, quand l’actuel gouvernement libéral a été élu avec la promesse de légaliser cette plante.

Aux grands maux, les grands remèdes

Désormais, un budget considérable est alloué à la recherche scientifique, autant par les compagnies privées que par le gouvernement fédéral. Le docteur Ware estime qu’autant les acteurs de l’industrie du cannabis que les scientifiques réalisent que la perception de cette plante a évoluée dans la population. La marijuana est beaucoup plus acceptée socialement, et il n’y a plus de raison pour que la recherche soit considérée comme un tabou.

Kennedy Stewart, le maire de Vancouver, partage l’avis de Mark Ware. Le nouvel élu veut d’ailleurs faire de Vancouver un pôle de recherche scientifique dédié au cannabis. Selon lui, l’effervescence qui entoure cette nouvelle industrie démontre bien que ce secteur a un avenir brillant à l’horizon. Monsieur Stewart espère convaincre les divers producteurs de marijuana de s’installer à Vancouver pour leurs activités de recherche et de développement. Il mentionne que bientôt, sa ville ne sera plus associée à des hippies qui fument dans les ruelles, mais bien à des scientifiques vêtus de sarraus blancs.

Sources :

CTVnews.ca

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