Le cannabidiol (CBD) est un cannabinoïde qui retient énormément l’attention de la communauté scientifique ces dernières années. Comme la FDA a approuvé un premier médicament à base de cette substance, plusieurs s’interrogent maintenant sur ses autres usages potentiels. Selon une recherche récente, le CBD pourrait également être utilisé comme antibiotique.

Un remède particulièrement efficace

Depuis des décennies, les utilisateurs de cannabis rapportent que le CBD a des effets bénéfiques sur la santé humaine. Lorsqu’elle est utilisée sous forme concentrée, cette substance ne cause pas d’effets hallucinogènes. Selon des millions d’utilisateurs, il semble que le CBD puisse soulager les douleurs chroniques, l’inflammation, l’anxiété et les tremblements.

Selon le docteur Mark Blaskovich et son équipe de l’University of Queensland’s Institute for Molecular Bioscience’s Centre for Superbug Solutions, le CBD pourrait aussi être utilisé pour combattre les infections causées par des bactéries à Gram positif. Cette catégorie comprend entre autres le redoutable Staphylococcus aureus ou le Streptococcus pneumoniae. De plus, il semble que le CBD puisse affaiblir les biofilms bactériens. Ces derniers peuvent mener à des infections particulièrement difficiles à traiter.

Cette recherche conduite en collaboration avec la compagnie Botanix Pharmaceuticals révèle également que les propriétés du CBD sont exceptionnelles. En fait, son efficacité pourrait se comparer à des médicaments couramment utilisés pour combattre les infections, notamment la vancomycine ou la daptomycine.

Une étude qui fait rêver

Alors que les superbactéries résistantes aux antibiotiques narguent les scientifiques, cette percée pourrait s’avérer cruciale. Généralement, les médicaments traditionnels deviennent de moins en moins efficaces lors d’un traitement prolongé. Quant à lui, le CBD ne perd pas de son efficacité avec le temps. Il peut donc être utilisé jusqu’à ce que l’infection du patient soit éradiquée. Le docteur Blaskovich souligne également que ce cannabinoïde peut être administré de différentes manières. En effet, il peut être absorbé oralement ou encore par l’épiderme. Il s’agit d’un autre avantage de taille pour les professionnels de la santé.

Les résultats de cette recherche furent présentés à San Francisco lors de l’édition 2019 de l’ASM Microbe, le rendez-vous annuel de l’American Society for Microbiology. Bien qu’il s’agisse de résultats préliminaires, il y a fort à parier qu’ils mettent déjà l’eau à la bouche de l’industrie pharmaceutique. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un nouveau produit soit rapidement développé.

Sources :

NeuroscienceNews.com