Si vous aimez suivre la politique internationale, attendez-vous à entendre parler régulièrement de cannabis à l’approche de la campagne électorale américaine de 2020. Alors que Donald Trump et les républicains tenteront de défendre leur emprise sur la Maison Blanche, les démocrates affichent déjà leurs couleurs. Des deux côtés, la question du cannabis s’impose déjà comme un enjeu majeur.

Une situation politique favorable

Il y a quelques mois, Jeff Sessions a démissionné de son poste de procureur général des États-Unis. Ce dernier était farouchement opposé à la légalisation du cannabis. Contre vents et marées, il tentait par tous les moyens de poursuivre la guerre contre cette plante. Nous apprenions que Donald Trump lui-même trouvait l’obsession de son procureur général un peu loufoque. Il aurait d’ailleurs comparé en privé les positions de Sessions à un discours qu’aurait pu tenir son grand-père dans les années 1950. Il est d’ailleurs possible que cette tension entre les deux hommes ait motivé Sessions à quitter son poste.

Le président a d’ailleurs récemment offert son appui au States Act, une loi qui permettrait aux États d’exercer leur indépendance face au gouvernement fédéral dans le dossier du cannabis. Il ne serait donc pas surprenant que monsieur Trump se positionne publiquement en faveur du cannabis lors de sa campagne électorale de 2020. Il aura cependant une féroce compétition sur ce dossier.

Une opposition 420 friendly

De leur côté, plusieurs candidats potentiels du parti démocrate se positionnent également en faveur du cannabis. Cory Booker, le sénateur du New Jersey, a récemment fait pression pour relancer un projet de loi visant à légaliser le cannabis au niveau fédéral.

Quant à lui, Beto O’Rourke suggère d’éliminer les dossiers judiciaires de ceux et celles qui furent condamnés pour des infractions reliées au cannabis. Ce membre du congrès doit se réjouir de la récente décision du parquet de San Francisco d’aller de l’avant avec une mesure semblable. D’autres figures majeures comme Bernie Sanders et Elizabeth Warren proposent également des mesures similaires.

Ajoutons à cela que la sénatrice Kamala Harris a avoué avoir déjà consommé de la marijuana pour le plaisir. Il s’agit d’une déclaration majeure de la part d’une politicienne qui pourrait tenter de défier Donald Trump pour le poste de la présidence américaine!

Bref, le climat politique actuel semble favorable à l’industrie du cannabis. Comme plusieurs politiciens se positionnent en faveur de cette plante, il risque d’y avoir une surenchère à savoir qui est le plus « vert ».

Sources :

TheGrowthOp.com

Vox.com

Reuters.com