Selon le cabinet financier Deloitte, les Canadiens pourraient dépenser en 2019 jusqu’à 7,17 milliards de dollars en produits reliés au cannabis. Cependant, est-ce que tout cet argent fera véritablement tourner l’économie? La question demeure.

Le problème du marché noir

Effectivement, cette estimation est de bon augure pour l’économie du pays. Cependant, les ventes légales de cannabis ne vont représenter qu’une fraction de ce montant. Toujours selon la firme Deloitte, celles-ci compteront pour 4.34 milliards de dollars en 2019. Ainsi, une large fraction des transactions échappera toujours aux coffres de l’État. Le marché noir pourrait continuer de générer des ventes annuelles de plus d’un milliard de dollars par année. À ce sujet, il est également estimé que les consommateurs de cannabis canadiens sont prêts à effectuer 63% de leurs achats à partir de sources légales, même si le coût de la marchandise sera environ 10% plus élevé que sur le marché noir.

Faire compétition au crime organisé

Afin de combattre plus efficacement le marché noir du cannabis canadien, la firme Deloitte insiste sur l’importance de la qualité du produit. En effet, plusieurs consommateurs sont prêts à débourser plus. Cependant, ils devront avoir l’assurance qu’ils achètent du cannabis de qualité et que ce dernier sera sécuritaire pour leur santé.

Les auteurs de l’étude apportent également quelques suggestions supplémentaires aux acteurs du marché légal. D’abord, ils devront embaucher des employés qui ont une expertise avec le produit vendu. Ensuite, ils devront afficher clairement le prix de tous les articles. Finalement, ils devront proposer des points de vente un peu partout sur le territoire. Ces derniers devront également être ouverts à des heures raisonnables afin de couper l’herbe sous le pied aux revendeurs illégaux. En effet, ceux-ci n’attendront que la fermeture des succursales pour s’accaparer la clientèle.

Source : Journal Métro