Comme rapporté dans le numéro précédent de votre fidèle Chanvrier, plusieurs Canadiens auraient été refoulés à la frontière américaine en raison de leur intérêt pour la marijuana. Certains ont même été bannis à vie des États-Unis. Nous apprenons aujourd’hui que Sam Znaimer, un homme d’affaires canadien, aurait subi le même sort pour de simples investissements financiers.

Traité comme un indésirable à la frontière

Znaimer est un homme d’affaires de la région de Vancouver qui investit régulièrement dans des compagnies américaines du secteur de la marijuana. Ces dernières opèrent de façon parfaitement légale au sud de la frontière. Selon ses dires, Znaimer a été détenu pendant plus de quatre heures à la frontière américaine en raison de son implication dans l’industrie de la marijuana. Au final, le Canadien a été relâché après avoir été informé qu’il était désormais interdit de séjour à vie aux États-Unis.

Une réponse laconique de la part des services frontaliers américains

Les responsables du U.S. Customs and Border Protection office ont été questionnés au sujet du cas de Sam Znaimer et des autres Canadiens qui ont subi un sort semblable. Il semble que malgré que le cannabis soit désormais légal de façon récréative ou médicinale dans plusieurs États, la loi fédérale américaine considère encore que cette plante est une drogue. Ainsi, être impliqué dans l’industrie de la marijuana est légalement comparable à quelqu’un qui fait affaire avec des trafiquants de drogue.

Si des entrepreneurs d’ici se retrouvent éventuellement dans la même situation que Znaimer, il serait possible pour eux de faire une demande de pardon. Le processus complet coûte habituellement aux alentours de 600$. Il faut compter environ un an pour savoir si la demande est acceptée et refusée, et ce pardon n’est pas permanent. Pour le moment, ces problèmes frontaliers semblent très aléatoires. D’autres acteurs du milieu du cannabis affirment n’avoir jamais été inquiétés lors de leurs voyages.

Sources :  Vancouver Sun & The Globe and Mail

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