L’industrie agricole d’Amérique de Nord fait face à de nombreux défis environnementaux ces dernières années. Les sécheresses sont de plus en plus fréquentes, en particulier dans le Midwest des États-Unis ou dans les prairies canadiennes. Dans ce contexte de pénurie d’eau, le chanvre s’impose comme une culture très prometteuse.

Le chanvre : une plante résistante aux sécheresses

Contrairement au blé ou à la luzerne, le chanvre n’est pas une plante qui est très exigeante en eau. Elle ne requiert que la moitié de l’arrosage de ces deux autres cultures. Geoff Whaling est président de la National Hemp Association. Il explique que les premières étapes de la culture du chanvre demandent un arrosage assez intensif. Cependant, il précise que les besoins en eau de ce dérivé du cannabis sativa diminuent rapidement. Après seulement trois semaines de croissance, le chanvre devient une plante extrêmement résistante aux sécheresses. Ainsi, si plusieurs agriculteurs se tournent vers le chanvre, l’eau économisée pourra être utilisée pour d’autres applications, notamment abreuver la population.

D’autres avantages considérables

Le chanvre possède d’autres qualités remarquables. Notamment sa capacité à pousser dans différents types de sols, et ce, sans avoir besoin de beaucoup de pesticides. En raison de sa croissance extrêmement rapide, un plant de chanvre peut atteindre 20 pieds de haut en seulement 100 jours.

Cependant, l’élément clé qui risque de faire pencher la balance en la faveur du chanvre est sa rentabilité. En effet, une acre de chanvre peut rapporter aux alentours de 90 000$ annuellement, contrairement à 600$ par acre pour la luzerne. De plus, ce montant est seulement calculé en fonction des ventes d’huile de CBD, un cannabinoïde sans effets psychotropes qui peut être utilisé à la fois à des fin thérapeutiques ou alimentaires.

Source : Pacific Standard