Le gouvernement tente de déterminer quelle est l’attitude générale des Canadiens envers le cannabis. Pour y arriver, il a mandaté une firme pour surveiller les grands médias sociaux du web. Ainsi, ne vous surprenez pas si des espions viennent faire un tour sur vos profils, surtout si vous avez l’habitude de parler de votre amour (ou haine!) du cannabis.

Une vaste initiative gouvernementale

Les sondages, c’est bien. Les réseaux sociaux, c’est encore mieux! Le gouvernement considère que les gens sont plus honnêtes lorsqu’ils publient du contenu sur leurs profils virtuels. Ainsi, la compagnie qui sera sélectionnée pour ce projet aura comme mandat de mettre en lumière plusieurs aspects de la consommation de marijuana.

Le gouvernement veut notamment savoir à quelle fréquence vous consommez du cannabis et à quels endroits. De plus, les espions du gouvernement s’intéresseront à vos variétés favorites de marijuana, en plus de déterminer dans quelle mesure les Canadiens s’adonnent à des activités illégales. Sur ce point, nous pouvons entre autres penser à la revente de cannabis.

Un objectif éducatif, selon les responsables

Les responsables du projet espèrent ainsi pouvoir mieux cibler leurs stratégies de communication. Ces dernières risquent d’être plus pertinentes si elles concernent directement le style de vie des consommateurs canadiens. Par exemple, si plusieurs amateurs de cannabis publient des photos d’eux en train de fumer un joint dans une voiture, qu’ils conduisent ou non, il y a de fortes chances pour que les campagnes d’informations soient axées sur les dangers de la conduite avec les facultés affaiblies.

Afin de parvenir à leurs fins, les responsables de cette étude devront utiliser un algorithme spécial capable d’extraire et d’analyser les métadonnées en provenance de Facebook, Twitter et Instagram. Ajoutons que le projet implique également de documenter l’âge, le sexe et l’origine géographique des différents utilisateurs.

Il faut bien l’avouer, ce genre de projet donne un peu froid dans le dos. D’ailleurs, plusieurs personnalités importantes du monde virtuel ont été bannies de divers réseaux sociaux en raison de leurs opinions controversées. Si vous désirez éviter de devenir un sujet d’étude bien malgré vous, la meilleure solution est encore de ne pas trop aborder la question du cannabis sur vos profils virtuels.

Sources : The Globe and Mail

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