Partout en occident, la consommation de tabac est en chute libre. Les géants de l’industrie du tabac envisagent d’ailleurs de se lancer dans la production de nouveaux produits à base de cannabis afin de survivre aux nouvelles habitudes de consommation. Maintenant, c’est au tour du Malawi de se tourner vers la culture du chanvre. Le gouvernement de ce pays espère ainsi relancer son économie.

Vers un changement économique drastique

Le Malawi compte présentement sur la culture du tabac afin de remplir ses coffres. Cette denrée représente pour 60% des exportations de ce pays. Cela dit, cette plante perd rapidement en popularité après des décennies de mauvaise publicité. Les Occidentaux craignent désormais pour leur santé pulmonaire, et fumer du tabac n’est plus considéré comme une activité sociale très à la mode. Aux États-Unis seulement, 14% des adultes affirment toujours en consommer. Pourtant, en 1965, ce pourcentage était à 42%.

Boniface Kadzamila est un représentant du parlement du Malawi. Il estime qu’il est essentiel que le gouvernement légalise au plus vite le cannabis afin de pouvoir remplacer le tabac. Le chanvre industriel intéresse particulièrement certains entrepreneurs de ce petit pays africain. Aux États-Unis, une seule acre de 2500 plants a une valeur marchande d’environ 60 000$. En comparaison, une acre de tabac vaut aux alentours de 2500$ au Malawi.

Une terre fertile pour le chanvre

Graham MacKintosh est un investisseur canadien qui a un intérêt marqué pour l’Afrique. Il estime que le Malawi possède un climat idéal pour la culture du chanvre. De plus, comme la demande pour cette plante connaît une explosion fulgurante partout en Amérique, il s’agit du moment idéal pour les entrepreneurs locaux de se lancer dans l’aventure.

Un peu comme de notre côté de l’océan, la prohibition qui vise cette plante commence à s’effondrer. Déjà, l’Afrique du Sud a légalisé la culture et la consommation personnelle du cannabis. D’autres pays comme le Lesotho permettent la consommation médicale de cette plante. Le Maroc et le Zimbabwe considèrent également de changer leurs lois respectives afin de se lancer dans le marché du cannabis.

Sources :

Qz.com