Selon une enquête menée par le Vancouver Sun, les fumeurs de cannabis de la Colombie-Britannique continuent de se procurer de la marchandise chez les revendeurs du marché noir. Cette situation risque d’inquiéter le gouvernement fédéral, considérant que ce dernier a en grande partie légalisé la marijuana dans le but de faire compétition au crime organisé.

Une culture 420 trop bien enracinée?

Après 24 heures d’opération, la B.C Cannabis Stores a enregistré plus de 10 000 commandes dans toute la Colombie-Britannique. Malheureusement, les performances commencèrent à diminuer dès le lendemain, avec seulement 3100 commandes. Sur les cinq jours suivants, la société d’État ne reçut que 8700 commandes.

Des experts en commercialisation croient que comme la culture 420 est très présente dans cette province de l’Ouest, les consommateurs attachent de l’importance au style de vie rattaché à la consommation de cannabis. Ainsi, plutôt que de s’approvisionner sur un site web géré par l’État, ils préfèrent rendre visite à leur revendeur habituel.

Depuis 2015 déjà, plusieurs villes de Colombie-Britannique tolèrent l’existence de petites boutiques de cannabis, même si la substance était alors illégale aux yeux du gouvernement fédéral. Encore aujourd’hui, la majorité de ces commerces sont encore en opération, même s’ils ne possèdent pas les permis nécessaires pour vendre du cannabis légalement. Les consommateurs s’y rendent donc toujours. Il n’est pas rare qu’ils y trouvent de la marchandise moins dispendieuse que celle offerte sur le site web de la B.C Cannabis Stores.

Différentes provinces, différentes cultures

Malgré tout, il faut garder à l’esprit que la situation est bien différente d’une province à l’autre. Dans le cas du Québec, la SQDC a dû fermer plusieurs de ces succursales en début de semaine en raison d’une rupture de stock. Décidément, la clientèle d’ici semble charmée par la qualité des produits offerts!

Cela dit, malgré la popularité initiale du cannabis de la SQDC, cette pénurie risque de se poursuivre au moins jusqu’au printemps. Il semble que les responsables de l’approvisionnement avaient fortement sous-estimé la demande potentielle. Les succursales de la société d’État québécoise vont donc manquer de cannabis pendant plusieurs mois, ce qui va inévitablement pousser la clientèle vers des alternatives illicites.

Sources :

Vancouver Sun

Radio-Canada

TVA Nouvelles

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