Depuis le 1er novembre dernier, les médecins britanniques sont autorisés à prescrire de la marijuana médicale à leurs patients. La première citoyenne à en bénéficier légalement est une femme de 32 ans qui souffre de fibromyalgie. Par contre, il semble que les professionnels de la santé hésitent toujours à prescrire cette substance.

Un nouveau système qui laisse place à l’amélioration

La fibromyalgie est une maladie qui demeure relativement mystérieuse d’un point de vue scientifique. Bien que les patients qui en souffrent ne présentent pas de lésions apparentes, ils ressentent au quotidien des douleurs chroniques très handicapantes. Il est estimé que dans les pays industrialisés, de 2% à 6% de la population est touchée par cette condition médicale.

C’est d’ailleurs le cas de Carly Barton, une Britannique atteinte de fibromyalgie depuis plus d’une dizaine d’années. Pendant longtemps, elle fut traitée aux opioïdes. Les effets secondaires de ces médicaments la poussèrent à se tourner vers les alternatives naturelles, dont le cannabis. Bien qu’il était illégal de s’en procurer à des fins médicales jusqu’à très récemment, cette plante lui permettait de contrôler les douleurs quotidiennes.

Désormais, Carly est la première patiente de Grande-Bretagne à bénéficier d’une prescription de cannabis médical. Cependant, la principale intéressée critique le système actuel. Elle estime que les médecins britanniques ne sont pas suffisamment informés à propos du cannabis. Les usages de cette plante ne sont effectivement pas mentionnés dans les cours préparatoires des professionnels de la santé. Pour le moment, il est très difficile de trouver un médecin favorable à cette substance qui est prêt à renouveler des prescriptions à long terme.

Des changements législatifs causés par la pression populaire

C’est suite à des cas très médiatisés d’enfants épileptiques que le gouvernement britannique a procédé à ce changement légal. Plusieurs jeunes ont besoin de cannabis médical pour contrôler leurs crises de tremblements. Nous pouvons entre autres penser au cas de Billy Caldwell. Lorsque sa mère s’est vue confisquer de l’huile de CBD qu’elle s’était procurée au Canada afin de traiter l’épilepsie de son fils, son histoire fut médiatisé partout dans le monde. Le cas d’Alfie Dingley est similaire. Les parents de ce dernier ont obtenu une licence spéciale pour traiter les crises de leur fils, après une longue campagne médiatique menée en faveur des dérivés thérapeutiques du cannabis.

Sources :

Thegrowthop.com

Passeportsante.net