Selon une nouvelle étude publiée par l’agence Statistiques Canada, les résidents de la ville d’Halifax seraient les plus fervents consommateurs de cannabis au pays. Les Montréalais occupent quant à eux la seconde place, et les Torontois arrivent en troisième position. Étonnamment, ces résultats ont été obtenus après l’analyse de l’eau des égouts de ces villes!

Une nouvelle technique de recherche

La consommation de cannabis des Canadiens a été déterminée par l’épidémiologie fondée sur les eaux usées, une technique de recherche relativement récente. Après l’analyse des rejets des villes, qui contiennent notamment une bonne dose d’urine, les scientifiques déterminèrent que les habitants d’Halifax consomment en moyenne 1,310 microgrammes de cannabis par semaine. Les Montréalais s’en tiennent à 976 microgrammes, alors que les Torontois sont loin derrière avec seulement 451 microgrammes hebdomadaires.

Connaître tous les secrets des citadins

Au total, 8,4 millions de Canadiens participèrent à leur insu à cette recherche étonnante. Les responsables de Statistiques Canada préviennent cependant les lecteurs que le taux de cannabis détecté variait grandement d’un mois à l’autre. L’épidémiologie fondée sur les eaux usées demeure une technique expérimentale, la fiabilité des résultats demeure donc contestable. L’agence gouvernementale tente de déterminer si cette tactique pourrait être utilisée plus fréquemment à l’avenir.

Le projet de recherche a été lancé afin de dresser un portrait fidèle de la consommation de cannabis au Canada. Les statisticiens craignent effectivement que les amateurs de cannabis ne rapportent pas leur consommation réelle lors des sondages, surtout s’ils ont l’habitude de se procurer cette substance auprès de sources illicites. Les eaux usées pourraient donc être essentielles afin de déterminer si la légalisation du cannabis contribue réellement à faire compétition au crime organisé.

Cette technique de recherche est utilisée depuis 2007 en Europe. Il est prévu que les habitants des grandes villes canadiennes serviront de cobayes jusqu’à la fin de l’été 2019. Sachez donc que vos « rejets » sont scrutés à la loupe!

Sources :

Journalmetro.com

Thestarphoenix.com