Les facteurs de Postes Canada s’inquiètent à propos de la légalisation imminente du cannabis. Effectivement, selon des rumeurs persistantes la société d’État pourrait obtenir le mandat de livrer les commandes passées en ligne au Québec. Plusieurs employés de Postes Canada craignent d’être agressés par des malfaiteurs en quête de marijuana. Paranoïa ou craintes justifiées?

Des colis très convoités

Lundi dernier, Radio-Canada publiait un article dans lequel des facteurs exprimaient leurs inquiétudes en lien avec le cannabis. Michel Picard, un employé de Postes Canada, soulignait qu’il était déjà risqué de livrer des colis dans certains quartiers. Selon lui, il ne serait pas rare que des individus mal intentionnés suivent ou harcèlent les facteurs pour tenter de leur dérober de la marchandise. Picard suggère d’ailleurs que le cannabis soit systématiquement livré aux pharmacies. Les clients devraient alors s’y rendre par leurs propres moyens après la réception d’un avis de livraison.

Rappelons que Postes Canada livre déjà du cannabis médical aux patients qui en commandent en ligne. Ceci dit, il est évident que le nombre de livraisons risque d’augmenter en flèche dans un contexte où le cannabis récréatif devient légal.

Des précédents d’agressions sur des facteurs

Il est vrai que les facteurs sont parfois la cible d’attaques organisées. En 2015, une vague d’agressions avait été rapportée à Montréal, plus spécifiquement dans les secteurs de Montréal-Nord, Anjou et Saint-Michel. À l’époque, les criminels ne visaient pas des colis de cannabis, mais bien les clés particulières utilisées par les employés de Postes Canada. Ces dernières sont effectivement conçues pour ouvrir les boîtes de courrier grises qui contiennent les lettres et colis qui doivent être distribués quotidiennement dans le quartier.

Ainsi, sans aller jusqu’au fourgon blindé, il pourrait être sage de mettre sur pied une procédure particulière pour la livraison du cannabis, surtout dans les quartiers plus chauds. Ceci dit, gardons à l’esprit que les cas d’attaques demeurent anecdotiques à l’échelle du Québec.

Sources : Radio-Canada et La Presse