Au cours de la dernière année, il semblerait que l’industrie du cannabis sur YouTube et diverses plateformes sociales soit bannie. Qu’est-ce qui peut bien justifier cette purge? Pour le moment, les responsables des géants de la technologie demeurent évasifs sur le sujet.

Un traitement controversé pour les entrepreneurs du cannabis

Plusieurs jeunes entreprises fondent leur stratégie de promotion sur l’usage intensif des médias sociaux. C’est notamment le cas de Green Flower Media, une compagnie californienne qui vend des produits dérivés du cannabis. Max Simon en est le propriétaire. Il explique qu’il a eu la mauvaise surprise de découvrir que sa chaîne YouTube avait été supprimée du jour au lendemain. Selon les responsables du site de diffusion, les vidéos qui font la promotion d’actes illégaux ne sont pas autorisés. C’est notamment le cas de celle traitent de la consommation de drogue. Cette politique est déjà discutable, puisque le cannabis récréatif est désormais autorisé dans plusieurs États et le sera très bientôt dans tout le Canada.

Selon Max Simon, cette façon de faire démontre que les géants du web craignent de se mettre à dos la population qui est hostile au cannabis. Cette décision de YouTube survient à un moment critique, car la question de la liberté d’expression revient de plus en plus dans les médias. Plusieurs personnalités importantes du monde virtuel, notamment Alex Jones, furent bannies de divers réseaux sociaux en raison de leurs opinions controversées.

Une chasse au cannabis virtuelle

D’autres réseaux sociaux appliquent une politique similaire. Google et Facebook n’acceptent d’ailleurs pas les publicités en lien avec le cannabis. Si parfois les pages reliées au cannabis ne sont pas supprimées, elles peuvent subir un Shadowban. Ce terme technique fait référence à une manipulation manuelle de l’algorithme de recherche afin que les publications de certains utilisateurs soient plus difficiles à trouver, et ne bénéficient pas d’une visibilité optimale.

Notons que pour le moment, Instagram semble plus tolérant en ce qui concerne la marijuana, au grand plaisir des influenceurs. Cette plateforme est une propriété de Facebook surtout fréquentée par les jeunes. Est-ce que les politiques de modération seraient donc influencées par le profil des utilisateurs? Pour le moment, cette supposition en vaut une autre, car les responsables de l’industrie évitent de commenter la situation.

Sources : The Guardian et High Times