Dans plusieurs provinces canadiennes, les Amérindiens prennent des mesures pour s’assurer de profiter de l’industrie naissante du cannabis récréatif. En Saskatchewan, les représentants des Thunderchilds viennent d’investir près de 8 millions de dollars dans une compagnie locale en prévision de bénéfices substantiels. Avec cet investissement, les Thunderchilds deviennent par la même occasion les actionnaires principaux de la compagnie Westleaf Cannabis Inc.

Un investissement local qui pourrait rapporter gros

Delbert Wapass est le chef de cette nation autochtone. Il justifie cet achat massif d’actions par le potentiel économique impressionnant du cannabis. Et c’est sans oublier la perspective de créer plusieurs emplois spécialisés dans la région de Battleford. Dans un tel contexte, le succès de l’entreprise est désormais intimement lié à la main-d’œuvre amérindienne locale.

Des emplois spécialisés et bien rémunérés

Westleaf Cannabis espère se tailler une place de choix dans l’industrie canadienne de la marijuana récréative. À cet effet, l’entreprise prévoit la construction d’un complexe de production de cannabis de 115 000 pieds carrés. Ses employés y cultiveront différentes variétés de cannabis. Ils devront d’ailleurs suivre des formations spécialisées. Ainsi, si les profits escomptés sont au rendez-vous, les 8 millions initialement investi pourraient rapporter des gains exponentiels aux membres de la nation des Thunderchilds.

Une attitude différente au sud de la frontière

Certaines communautés américaines se montrent plus réfractaires à ce changement culturel et économique. C’est notamment le cas des Cherokees de l’Oklahoma. Même si cet État a récemment adopté une loi qui permet la consommation de cannabis médical, les Premières Nations qui résident sur les réserves ne pourront en bénéficier.

En effet, en vertu de la prévalence des Tribal Laws, les chefs locaux ont récemment décidé de maintenir l’interdiction de la marijuana afin de réaffirmer leur indépendance juridique sur leurs territoires. Chrissi Ross Nimmo, un porte-parole Cherokee, affirme qu’il est important que les Amérindiens puissent contrôler la légalisation du cannabis et ses dérivés selon leurs propres termes.

Sources : KJRH et Global News