Dans la foulée de la légalisation du cannabis, les compagnies qui œuvrent dans ce secteur veulent présenter une image irréprochable. Ainsi, la plupart refusent d’embaucher des individus qui ont un dossier criminel en lien avec la possession de marijuana. Cela dit, est-ce bien raisonnable de se priver d’une telle expertise?

De nombreuses années d’expérience

On ne se s’improvise pas expert en cannabis du jour au lendemain. Du moins, c’est l’opinion de Mike, un ancien revendeur de cannabis qui a récemment donné une entrevue à CBC News. Cet homme qui désire garder l’anonymat explique qu’en plus de sa carrière de peintre, il a cultivé et vendu illégalement du cannabis pendant 30 ans.

Après quelques condamnations et un séjour en prison, Mike a définitivement fait une croix sur sa carrière de revendeur de marijuana. Cela dit, son expertise en la matière demeure considérable. Il estime que les ratés du système de distribution s’expliquent par l’absence d’employés compétents.

Selon lui, le cannabis vendu légalement est d’une qualité inférieure à celui qui est offert sur le marché noir. Les programmes scolaires actuellement dispensés dans certaines universités n’arriveraient pas à la cheville des bonnes vieilles méthodes illicites. Mike en conclut que dans un tel contexte, les consommateurs sont poussés dans les bras du crime organisé.

Comment remédier à la situation?

Le gouvernement fédéral a déjà fait les premiers pas pour remédier à cette situation, en annonçant la mise en place d’un système de pardon judiciaire pour les antécédents reliés à la possession de cannabis. En revanche, nous ne savons toujours pas quand cette mesure va se concrétiser.

Certaines compagnies tentent de se démarquer de la compétition en offrant tout de même des postes aux anciens revendeurs. Aurora Cannabis a notamment embauché des employés qui ont une expérience du marché noir. Les représentants de cette compagnie ne précisent pas la nature des antécédents de leurs recrues, mais ces dernières possèdent supposément une expertise unique. Si c’est bel et bien le cas, il s’agirait d’un atout considérable pour n’importe quelle compagnie qui désire produire un cannabis de qualité supérieure.

Sources : CBC.ca