Ce n’est un secret pour personne, la guerre laisse des traces. Que ce soit au plan psychologique ou physique, les vétérans souffrent souvent en silence après leur retraite de l’armée. Bien souvent, ils se retrouvent isolés et doivent composer avec différents problèmes de santé. Selon une étude de 2011, les vétérans sont d’ailleurs deux fois plus susceptibles de mourir d’une surdose de médicaments de prescription que le reste de la population.

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que plusieurs anciens combattants se tournent vers des alternatives naturelles. Ces dernières étant efficaces, elles sont aussi plus sécuritaires. Dans cette optique, les produits dérivés du chanvre se démarquent. L’huile de CBD, l’une des composantes de la plante, permet notamment de réduire les douleurs chroniques et les tremblements. De plus, elle a un effet relaxant sur ses utilisateurs.

Une substance contrôlée

Actuellement, les États-Unis considèrent les dérivés du chanvre comme des suppléments alimentaires non régulés. Le chanvre lui-même est quant à lui considéré comme une substance contrôlée. C’est ce qui rend sa culture beaucoup plus complexe au point de vue légal. Ainsi, le bureau des Veteran Affairs refuse de fournir aux anciens combattants des dérivés du chanvre étant donné le statut juridique flou de ces produits.

Le chanvre pour éviter les surdoses

En avril dernier, plusieurs vétérans de l’armée américaine ont d’ailleurs visité la U.S. House of Representatives à Washington D.C pour dénoncer cette situation. Steve Danyluk, un ancien membre du Marine Corps, représentait les vétérans à l’occasion de cette rencontre. Ce dernier insiste sur le fait qu’un grand nombre de surdoses dues aux médicaments pourraient être évitées par l’usage du chanvre.

Plusieurs soldats retraités étaient également présents afin de témoigner des effets bénéfiques des produits à base de chanvre sur leur santé. Le groupe de vétérans demande notamment à ce que des tests soient conduits sur le CBD afin de mieux comprendre ses effets et de pouvoir le prescrire librement, éventuellement.

Sources : Entrepreneur et CBC