Ces dernières années, les vétérans canadiens qui souffrent de problèmes physiques ou mentaux se tournent de plus en plus vers les traitements naturels. En effet, le nombre de prescriptions de médicaments pharmaceutiques à base d’opioïdes n’a jamais été aussi bas. Qu’est-ce qui explique cette tendance? Il semble que les dérivés médicaux du cannabis s’imposent d’eux-mêmes comme alternative aux opioïdes en raison leur surprenante efficacité.

Depuis 2012, les prescriptions de benzodiazépines, servant généralement à calmer l’anxiété ou les spasmes, ont diminué de 43 %. Pour la même période, les prescriptions d’opioïdes servant à combattre les douleurs chroniques sont également en diminution de 31 %. Parallèlement à ce phénomène, le nombre de vétérans de l’armée canadienne ayant fait des demandes de remboursement pour des prescriptions médicales de marijuana est passé de 68 à 7300 au cours de la dernière année fiscale.

Une alternative aux opioïdes

Selon Bernard Le Foll, un scientifique clinicien de Toronto spécialisé dans les dépendances, certaines études américaines semblent démontrer que remplacer les opioïdes par des cannabinoïdes est plus sécuritaire pour les patients. En effet, ces derniers n’engendrent pas de dépendance ni d’effet secondaire désagréable ou nocif à long terme. Cependant, en raison d’un manque de financement, Le Foll n’a pas eu l’opportunité de conduire ses propres recherches sur des vétérans canadiens.

Le ministre des Anciens Combattants, Seamus O’Regan, souligne d’ailleurs que le cannabis médical est un domaine relativement nouveau. En effet, plus d’études devront être menées afin de mieux servir les intérêts des vétérans qui nécessitent des traitements médicaux.

Source : The Globe and Mail