En Colombie-Britannique, la B.C. Liquor Distribution Branch (BCLDB) est en pleine campagne de recrutement pour assurer le bon fonctionnement de ses succursales qui vendront prochainement du cannabis. Selon les responsables de cette organisation, le recrutement va bon train, malgré les menaces des douaniers américains. Ces derniers réitèrent depuis quelques mois maintenant qu’ils ont l’intention de se montrer implacables avec les voyageurs canadiens impliqués dans l’industrie du cannabis.

Des objectifs de recrutement atteints

Viviana Zanocco, la porte-parole du département de distribution de la BCLDB, confirme que toutes les succursales seront prêtes à ouvrir leurs portes pour le 18 octobre prochain. Zanocco ajoute que le processus de recrutement se poursuit pour assurer une distribution optimale dans toute la Colombie Britannique.

Stéphanie Smith est la responsable du syndicat des fonctionnaires provinciaux. Elle affirme que les membres de son organisation n’ont pas émis d’inquiétudes particulières à propos de leur capacité à voyager aux États-Unis. Cela dit, Smith ajoute être bien au fait du dossier. Selon elle, il en va de la responsabilité du gouvernement d’informer les employés des potentielles conséquences légales de leur emploi.

Madame Smith ajoute également que comme le cannabis sera très bientôt légal, les employés de l’industrie ne devraient pas s’exposer à des sanctions injustes. Elle considère également que l’attitude des autorités américaines est outrageuse.

Vers des solutions politiques?

En revanche, malgré cette bonne volonté, madame Smith ne peut garantir aux futurs employés de la BCLDB que la frontière américaine leur sera ouverte. Il en incombe aux responsables du gouvernement fédéral de discuter de ce dossier avec leurs homologues américains.

Mike Farnworth, l’actuel ministre de la Sécurité publique de Colombie-Britannique, considère qu’il s’agit d’un dossier très sérieux. Le problème peut seulement être résolu par des discussions entre le gouvernement Trudeau et l’administration Trump. Farnworth estime donc que pour le moment la meilleure chose à faire est d’éduquer les Canadiens.  Ces derniers doivent savoir ce qu’ils risquent à la frontière s’ils sont impliqués dans l’industrie du cannabis.

Sources : Vancouver Sun