Un peu partout au pays, les amateurs de cannabis commencent à critiquer sévèrement les sociétés d’État chargées de vendre le produit. Dans plusieurs provinces, il est devenu quasiment impossible de recevoir une commande dans des délais raisonnables. Cette situation devient particulièrement problématique au Nouveau-Brunswick. Les pénuries de cannabis génèrent une certaine tension qui commence à se faire sentir entre les partenaires commerciaux.

À qui la faute?

Si vous voulez acheter du cannabis au Nouveau-Brunswick, c’est un peu comme au Québec. Ainsi, vous risquez de faire face à de sérieuses difficultés. La semaine dernière, la Cannabis NB a fermé 12 de ses succursales jusqu’à nouvel ordre, en raison de ruptures de stock de cannabis. Les responsables de l’organisation expliquent qu’ils ont livré, pour le moment, seulement 20% des quantités totales commandées.

Les producteurs se défendent

Ray Gracewood, le chef de la commercialisation chez Organigram, affirme que la situation est hors de leur contrôle. Toujours selon lui, sa compagnie avait honoré 144% des livraisons initiales dès le 17 octobre dernier. Par contre, il est vite devenu évident que le gouvernement avait sous-estimé la demande et que des pénuries étaient inévitables. Gracewood ajoute que si la Cannabis NB a besoin de dix fois plus de cannabis que prévu, sa compagnie ne peut être tenue responsable des retards.

La compagnie ontarienne Canopy Growth fait face à un problème similaire. Les 4000 kilos de cannabis commandés initialement par l’Ontario Cannabis Store furent épuisés en seulement quelques jours. Les responsables de l’entreprise estiment qu’ils seront seulement en mesure de fournir les quantités nécessaires de cannabis d’ici la fin de l’année 2018.

Finalement, peu importe les origines de cette pénurie de cannabis, les consommateurs devront s’armer de patience partout au pays. Le porte-parole de la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, affirme à ce sujet que « comme il s’agit d’un nouveau marché légal, nous savons que certains ajustements seront nécessaires. Toutefois, nous sommes convaincus que les producteurs pourront répondre à la demande au fur et à mesure que toute la chaîne d’approvisionnement gagnera en expérience ».

Sources : CBC.ca et Le Devoir

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