Les citoyens de l’Ontario auront bientôt l’embarras du choix s’ils désirent se procurer du cannabis récréatif. Effectivement, le gouvernement provincial actuel mené par Doug Ford a confirmé la semaine dernière que plus de 1000 boutiques privées de cannabis pourraient ouvrir leurs portes en Ontario. Cette façon de faire s’articule autour de la logique de libéralisation économique proposée par le Parti progressiste-conservateur.

Un processus bien contrôlé, selon le gouvernement

Ce nombre peut sembler élevé pour une seule province. Cependant, le gouvernement local assure qu’il encadrera très bien le processus de sélection. En effet, ceux et celles qui désirent ouvrir une boutique de marijuana doivent au préalable obtenir un permis de la part de l’Alcohol and Gaming Commission.

Selon la procureure générale Caroline Mulroney, le gouvernement veut s’assurer que le marché du cannabis ne soit pas dominé par un ou deux géants. Selon les estimations du Parti progressiste-conservateur, cette nouvelle approche permettra de sauver 150 millions de dollars d’argent public.

Rappelons qu’à l’origine, le précédent gouvernement voulait ouvrir un total de 150 succursales gouvernementales dans toute la province. De plus, l’ancien projet de loi stipulait que la consommation de cannabis devait se limiter à l’intérieur des résidences privées. Maintenant, on pourra légalement en fumer en public.

Des opinions partagées

Pour certains, l’ouverture prochaine de centaines de boutiques de cannabis est une excellente nouvelle. David Clement, le responsable nord-américain du Consumer Choice Center, soutient que cette nouvelle approche 420 friendly va permettre à toute la population d’avoir un accès facile au produit. En effet, même si un locataire habite un logement dans lequel il est interdit de fumer du cannabis, il sera possible d’en consommer aux endroits publics prévus à cet effet.

À l’inverse, les partis d’oppositions manifestent des inquiétudes en lien avec la santé publique. Selon certains députés comme Mike Schreiner, ces lois sont trop permissives. Il craint notamment que les enfants soient exposés à de la fumée secondaire dans les endroits publics.

Sources : CTV