Une entreprise canadienne utilise des poissons pour fertiliser ses plants de cannabis. Ce processus ingénieux est particulièrement efficace, et réduit énormément l’usage de produits chimiques. Ceux et celles qui visitent ces installations ont d’ailleurs du mal à déterminer s’ils sont dans un aquarium ou bien dans une serre!

Un écosystème unique

Quelque part dans le sud de l’Ontario, la compagnie Green Relief Inc. opère une installation souterraine bien particulière. Les plants de cannabis qui y poussent sont fertilisés par les rejets de poissons d’eau douce. En retour, les végétaux purifient naturellement l’eau des poissons. Ce système fermé est basé sur une population de 6000 tilapias. Ces derniers permettent de faire pousser 4500 plants de cannabis, et ce, avec 90% moins d’eau que les systèmes conventionnels. Selon les chiffres fournis par Green Relief, cette façon de faire permet une productivité de 10% à 20% supérieure aux serres traditionnelles.

Pour les responsables du projet, il s’agit d’une manière unique au monde de pratiquer l’agriculture. Le processus a demandé deux années et demie de préparation avant d’être approuvé au Canada. Warren Bravo, le cofondateur de l’entreprise, croit qu’il s’agit de l’agriculture du futur. Il estime que son procédé s’imposera bientôt comme la meilleure façon de faire pousser des végétaux, et que ceux qui refusent de passer à l’agriculture durable seront vite considérés comme des dinosaures.  

Vendre du cannabis, donner du poisson

Il semble que ce modèle d’agriculture durable soit parvenu à convaincre les investisseurs de s’impliquer dans le projet. En effet, Green Relief prévoit construire des installations semblables à Hamilton, Thunder Bay et à Halifax.

En plus de produire des quantités astronomiques de cannabis, Green Relief en profite pour faire des dons alimentaires. Afin d’y parvenir, la population de l’un des 16 bassins de tilapias est sacrifiée à chaque cinq semaines. Les poissons de taille adulte se retrouvent dans les congélateurs de Second Harvest, un organisme qui a pour mission de nourrir les itinérants.

Source : https://www.cbc.ca