La ville de Vancouver était depuis longtemps caractérisée par ses centaines de petits dispensaires de cannabis semi-légaux. Depuis la légalisation de cette plante, sa vente a été strictement encadrée. Les responsables municipaux redoublent d’efforts pour forcer les commerçants rebelles à mettre fin à leurs activités. Cette vaste opération crée cependant un malaise chez les consommateurs de cannabis médical.

Forcé à fermer boutique

Dana Larsen n’approuve pas du tout cette décision des élus municipaux. Cet activiste bien connu de la scène locale a dû fermer son dispensaire afin d’éviter les problèmes légaux. Plusieurs personnes s’étaient réunies à l’occasion de ce triste événement pour protester contre les fermetures récentes. Le commerce de Dana Larsen est l’un des 10 établissements qui sont touchés par une ordonnance de cessation d’activités. Le propriétaire prévoit conserver son local, mais seulement dans un but d’informer les consommateurs à propos des meilleures façons de faire usage du cannabis. Il estime que son expertise en la matière peut réduire les risques reliés à la santé, surtout chez les nouveaux patients qui découvrent le cannabis médical.

Au final, tous les dispensaires visés par cette offensive légale prévoient fermer boutique. Les propriétaires de dix autres commerces peuvent s’attendre à bientôt recevoir des sommations similaires. Les officiels municipaux ont bien l’intention de faire disparaître les dispensaires semi-légaux de la carte pour laisser toute la place aux établissements dotés de permis de vente de cannabis.

Un problème pour les patients

Comme Dana Larsen l’explique, plusieurs patients font une utilisation régulière des aliments au cannabis pour soulager leurs maux. Comme ces produits sont illégaux jusqu’à l’automne prochain, ces patients devront prendre leur mal en patience s’ils ne peuvent plus s’approvisionner dans les dispensaires.

Kathryn Holm, la responsable municipale de l’inspection des permis, mentionne à ce sujet que tous les efforts sont déployés pour accélérer le processus d’accréditation des dispensaires légaux. Si tout se déroule bien, ils pourront commencer à vendre des aliments à base de CBD et THC dès le 17 octobre 2019.

De son côté, Mike Farnworth, le ministre provincial de la sécurité publique, explique que de plus en plus de dispensaires autorisés ouvriront leurs portes en Colombie-Britannique. Dans ce contexte, ceux qui ne possèdent pas de permis devront rapidement fermer boutique. Leur présence ne sera plus tolérée comme elle l’était dans les années qui précédaient la légalisation. Plusieurs tenanciers comme Dana Larsen prévoient d’ailleurs ouvrir de nouveaux commerces légaux, au plus grand plaisir de leurs fidèles clients.

Sources:

VancouverSun.com