Une équipe de scientifiques vient de découvrir une forme rare de mousse végétale. Celle-ci possèderait des propriétés antidouleur comparables au THC. Si les recherches confirment son efficacité sur les humains, le cannabis pourrait avoir de la sérieuse compétition en ce qui a trait aux applications médicales.

Une mousse végétale bien cachée

On appelle la substance en question perrottetinene. C’est une espèce rare d’hépatique qui pousse seulement au Japon, en Nouvelle-Zélande et au Costa Rica qui la contient. L’équipe suisse menée par le professeur Jurg Gertsch s’est chargée d’étudier les étonnantes propriétés de ce composé de la Redula Perrottetii.

Bien que le cannabis soit utilisé à des fins médicales depuis des millénaires par les humains, plusieurs médecins hésitent à prescrire cette substance en raison des effets hallucinogènes imprévisibles du THC. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs pays ne permettent toujours pas aux professionnels de la santé de prescrire cette plante.

Quant à elle, la Redula Perrottetii possède l’avantage de ne pas engendrer d’effets psychotropes aussi puissants que ceux du cannabis. Le professeur Gertsch a eu l’idée d’étudier cette espèce d’hépatite après avoir découvert qu’elle était vendue légalement en ligne à des utilisateurs qui cherchaient une drogue capable de produire des effets agréables mais modérés.

Des résultats préliminaires prometteurs

Selon des modèles basés sur l’expérimentation animale, la perrottetinene peut atteindre très facilement le cerveau. Les effets anti-inflammatoires de cette substance semblent être comparables, voire même supérieurs à ceux du THC. Andrea Chicca est membre de l’équipe du professeur Gertsch. Selon lui, la perrottetinene aurait donc un potentiel médical pour les humains. Celle-ci aurait des effets hallucinogènes modérés et une apparente efficacité à réduire la douleur.

Si des études supplémentaires confirment le potentiel de ce composé naturel, les médecins auront une nouvelle alternative pour traiter les malades qui souffrent de douleurs chroniques et inflammatoires. Notons que selon certaines rumeurs, des tribus maories de Nouvelle-Zélande utilisent depuis longtemps la Redula Perrottetii à des fins médicinales.

Sources : Telegraph.co.ukScientific American et Wikipedia