Alors que l’Association Médicale Canadienne considère l’idée d’abandonner le système d’accès à la marijuana médicale, un médecin spécialisé de Windsor tire la clochette d’alarme. Selon ce dernier, malgré la légalisation imminente du cannabis, il est essentiel de maintenir ce système afin de garantir la sécurité des patients.

La marijuana, un dossier controversé dans la communauté médicale

Rappelons qu’en août dernier, le docteur Jeff Blackmer de l’AMC avait suggéré l’abandon de la marijuana médicale. L’argument était que les patients pourront désormais s’automédicamenter légalement avec du cannabis dès le 17 octobre prochain. Selon Blackmer, plusieurs médecins ne se sont jamais sentis à l’aise de prescrire de la marijuana. Seulement une minorité de docteurs se sont spécialisés dans ce domaine.

Christopher Blue est l’un de ces médecins qui croient que le cannabis offre plusieurs bénéfices uniques aux malades. Selon lui, il est important pour un docteur de savoir quelles variétés de marijuana sont consommées par un patient, et dans quelles doses. Blue croit également qu’un médecin peut suggérer des suppléments alimentaires spécifiques dans le cas d’un traitement à base de cannabis. De plus, un médecin est professionnellement responsable des conseils médicaux qu’il prodigue, ce qui n’est pas le cas d’un simple employé qui travaille dans une boutique de cannabis. Abolir le système d’accès à la marijuana médicale pourrait donc mettre en péril la qualité des traitements offerts.

Un système nécessaire pour certains patients

Certains patients exigent la supervision d’un médecin avant de consommer de la marijuana médicale. C’est notamment le cas de Sandra McFadden. Cette dame a récemment subi une intervention chirurgicale majeure à la colonne vertébrale. Depuis deux mois, elle consomme des dérivés du cannabis sous la supervision du docteur Blue. C’est dans le but de contrôler ses douleurs et ainsi, de favoriser son rétablissement. Selon elle, les résultats sont extrêmement impressionnants, mais elle n’oserait pas poursuivre ce traitement sans la supervision d’un médecin qualifié.

Sources : CBC 1 et CBC 2

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